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Une cérémonie commémorant le départ pour l'exil de Pasquale Paoli le 13 juin 1769 consécutivement à la défaite de Ponte Novu était organisée ce samedi, à l'initiative de l'Associu A PAOLINA qui, il y a un an, inaugurait une statue du Babbu di a Patria sur le port de Purti Vechju.

Au programme dépôt de gerbe au pied de la statue, récit de cet épisode de notre histoire par l'écrivain Antoine-Marie Graziani, défilé dans les rues de la ville emmené par l NAZIUNALI et bénédiction de l'abbé Constant.

C'est donc en costume d'époque, au son du canon et des pistolets à poudre que les NAZIUNALI ont permis à une assistance nombreuse de revivre les derniers instants de la Corse Indépendante. Le collectif I NAZIUNALI , fondé par le regretté Petru Sinoncelli est aujourd'hui une association historique et culturelle visant à promouvoir, de manière vivante, l'histoire de la Corse. Il contribue à perpétuer la mémoire collective -car un peuple sans mémoire n'a pas d'avenir-et s'attelle à faire découvrir des évènements et lieux historiques souvent glorieux, parfois méconnus voire tout simplement oubliés, de la Tour de Nonza au couvent de Casabianca, de la victoire de Borgu à la défaite de Ponte Novu.

I NAZIUNALI était le nom donné aux soldats de l'armée du "babbu di a patria". Une armée populaire dressée contre l'envahisseur et les traitres, unie derrière ses chefs et bénie par ses prêtres. L'action du collectif n'est pas folklore mais SYMBOLE, et nul n'ignore la force intemporelle du symbole. Le défilé de Purti Vechju n'avait pas pour objet de distraire les touristes mais, au-delà de son aspect historique, de réaffirmer l'IDEA CORSA, au cœur d'une cité défigurée par les différentes formes de colonisation de peuplement.

La baretta misgia et le pilone incarnent, aujourd'hui et demain plus encore, cet esprit national autour duquel se retrouve la Communauté du Peuple, par delà les légalités factices et les idéologies mortifères des puissances occupantes mais aussi les dérisoires péripéties de la vie politicienne insulaire. Ils rappellent à chacun des nôtres ses devoirs vis-à-vis de ce peuple, chaine ininterrompue liant ancêtres et descendants, dont les Corses vivant actuellement ne constituent qu'un maillon. L'histoire de la Corse n'est toujours pas enseignée dans les écoles et en réalité, c'est bien cette continuité ethno-culturelle ( les "déterminismes" de Vincent Peillon ) que cherche à briser la République Française via son appareil médiatico-propagandiste et son corps enseignant, tous deux missionnés pour dissoudre la jeunesse corse dans le "charlisme" officiel du régime de Paris.

I NAZIUNALI ne dépendent d'aucune formation politicienne mais la dimension méta-politique de leur démarche, conçue dès l'origine par Petru Sinoncelli, constitue un élément incontournable-et non périphérique- de la lutte nationale actuelle. Il convient donc pour tous ceux, jeunes et moins jeunes, conscients des enjeux réels de nôtre époque, de soutenir cette œuvre de réappropriation notre histoire.

A Squadra

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