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  Une centaine de patriotes étaient rassemblés ce mercredi soir dans un amphithéatre de l'université de Corti, à l'appel du collectif "Simu di stu paese, ci vulemu campà", pour y débattre des suites à donner à la mobilisation populaire initiée cet hiver autour de plusieurs revendications faisant désormais consensus dans la société insulaire. Le 29 janvier dernier une manifestation organisée par la jeunesse nationaliste avait rassemblé plusieurs milliers de personnes à Corti et s'était poursuivie par une confrontation virile avec les "forces de l'ordre".

Le processus de mobilisation s'était ensuite interrompu pour cause de campagne électorale.

Outre les militants des formations indépendantistes à l'origine du mouvement, on notera la présence de plusieurs représentants des formations autonomodérées. Compte tenu des orientations actuelles visant un rapprochement avec la gauche française affichées par ce courant politique, l'on peut escompter un recentrage du mouvement et un controle strict à l'intérieur des limites imposées par les stratégies électorales de chacun des protagonistes ( Union Nationale pour les indépendantistes, rassemblement des "forces de progrès" pour les autonomodérés ). L'expression ( et donc l'idée ) " veranu corsu ", symbole de rupture , a d'ailleurs disparu de la communication du collectif.

http://img.youtube.com/vi/oiBF08gAUUo/0.jpg

Le principe d'une manifestation unitaire élargie à toute la société civile , le 3 mai prochain à Bastia (ville désormais emblématique du "siméonisme")  a été retenu. Une démonstration de force destinée à faire pression sur le gouvernement français à l'heure où celui-ci engage une vaste réforme administrative de ses structures régionales et locales et que perdure la chimère d'une révision constitutionnelle favorisant les intérêts  collectifs du peuple Corse.

 

Si virulent que soit l'activisme rituel, souvent défoulatoire de la jeunesse et des tendances "radicales", ce type de mouvement ne sort pas d'un cadre pré-délimité : celui du "dialogue avec Paris", de la "main tendue" et de l'intégration du mouvement national dans un système institutionnel par nature voué à l'extinction des peuples historiques d'Europe.

 

Une orientation en rupture avec l'un des fondamentaux originel de la LLN : l'émancipation du peuple Corse par lui-même,l'auto-affirmation politique et la lutte contre un Système reconnu comme global et cohérent, défini en 1976 par les concepteurs du "petit livre Vert".

 

Le principe "La Nation Corse ne procède que d'elle-même", aujourd'hui défendu par les animateurs du groupe "per l'indipendenza", s'impose plus que jamais comme l'antidote et l'alternative à tous les leurres "étapistes" et réformistes actuellement proposés comme soin palliatif à un peuple Corse en voie de marginalisation sur sa propre terre.

 

A Squadra

 

 

 

 

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