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 Notre camarade Natella Speranskaja est l'une des chevilles ouvrière du projet GRA ( Global Revolutionnary Alliance ) , qui , s'inspirant de la doctrine et le mouvement Eurasistes , ambitionne de développer un réseau de Résistance et d'action internationale contre le "Nouvel Ordre Mondial " , que tentent d'imposer l'oligarchie bancaire et l'axe américano-sioniste . La doctrine eurasiste et ses implications concretes influencent de plus en plus les cercles dirigeants russes . Ainsi ,les O.N.G. financées par les services américains qui tentent de destabiliser le pays ont été interdites par V. Poutine . La lutte metaphysique , géopolitique et idéologique entre le monde de la Tradition ( Eurasie) et celui de l'Argent ne connait ni limites , ni frontières .Le champ de bataille est mondial et la ligne de front traverse tous les pays .

Natella Speranskaja présente et explique les orientations du GRA à nos camarades américains de New Resistance .

 

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    Natella, il semble que chaque fois que nous voyons un projet intéressant et excitant provenant de l’Europe de l’Est, nous voyons aussi votre visage sur les photos et votre nom  en tant qu’une des initiatrices. Pouvez-vous nous parler de votre passé et de ce qui vous a amené à devenir une activiste si énergique ?


Natella Speranskaja : Pendant des années, la source de mon inspiration a été puisée dans un spectre d’idéologies politiques droitières, auxquelles j’ai pu accéder grâce à des représentants de la pensée conservatrice révolutionnaire tel que Ernst Junger, Arthur Moeller van den Bruck, Oswald Spengler et Carl Schmitt. Ce vecteur anti-libéral est resté inchangé pendant toutes les étapes de ma vie. Mais, si au tout début j’ai soutenu un mouvement conservateur révolutionnaire strictement droitier, plus tard, ayant opéré une révision critique de certains des composants tel que le racisme (particulièrement sa pire forme, le racisme biologique), l’indulgence face au capitalisme et un anti-communisme fortement marqué, je me suis ouverte aux aspects positifs du conservatisme révolutionnaire de gauche, largement dans son aspect anti-capitaliste et eurasiatique. Ceux de droite comme ceux de gauche sont déclarés "ennemis de la société ouverte" par Karl Popper ; la similarité métaphysique de ces deux mouvement s’est manifestée dans l’idéologie anti-libérale du national bolchevisme, qui est l’aile gauche de l’eurasianisme. Cette idéologie dissout toutes les contradictions pour moi. Alexander Dugin appelait national bolchevisme une "science politique et un phénomène philosophique, en fait un moment spécial sur la carte des processus politiques, où ceux de droite et ceux de gauche se fondent ensemble dans la synthèse autosuffisante et originale des idées". Sans dévier de mes positions, j’ai déclaré une guerre permanente avec nos opposants idéologiques, en n’oubliant jamais ces mots de van den Bruck : "L’Eternité est du côté du conservateur".

 

Vous avez été un point de contact pour nous ici, à la fois le Mouvement Eurasiatique et maintenant le GRA que nous sommes fiers de pouvoir citer à vos côtés. Pouvez-vous donner à nos nouveaux lecteurs une introduction à ces deux groupes ?


NS : Le Mouvement Eurasiatique International (IEM) est apparu à Moscou, en Russie, à la fin des années 80. Son leader et fondateur était et est encore le philosophe Alexander Dugin. Notre association comporte plusieurs branches à travers le monde (36 représentations régionales pour la seule Russie). L’idéologie du néo-eurasianisme a commencé à se développer déjà dans les années 80, et a connu plusieurs étapes : d’un cercle fermé d’intellectuels à un groupe de théoriciens, de l’ouverture de la Nouvelle Université au mouvement All- Russian, du parti Eurasia au Mouvement Eurasiatique International, comme une structure autonome. En 2005, à l’intérieur du Mouvement Eurasiatique, une association politique l’"Union Eurasiatique de la Jeunesse" (EUY) fut créée, dont l’idéologie est, bien entendu, la doctrine néo- eurasiatique. Depuis mai 2011, je suis à la tête du quartier général de Moscou de l’Union Eurasiatique de la Jeunesse. L’Alliance Révolutionnaire Globale (GRA) et le Mouvement Eurasiatique (EM) sont unis par une haine sans compromis envers l’ennemi principal : l’oligarchie libérale mondiale et le Nouvel Ordre Mondial. A présent nous pouvons observer comment deux acteurs politiques sont en guerre pour la domination mondiale : les partisans d’un empire américain libéral et atlantiste (et son projet de mondialisation) et le reste du monde, qui est fondamentalement en désaccord avec ce projet. L’Ouest contre le reste du monde. Mais l’Ouest réellement post-moderne a perdu les meilleures valeurs européennes : l’honneur, la virilité, la hardiesse, la spiritualité qui sont les marqueurs de l’ère héroïque. Nous ne sommes donc pas contre l’Ouest en tant que tel, mais contre sa représentation parasite qui est dans les mains d’une élite illégitime. Dans ces circonstances, le GRA réhabilite la dimension politique (en accord avec Carl Schmitt), qui est presque renversée par le mondialisme libéral, qui a tenté de le remplacer par l’économie. A l’orée de l’imminente crise nous pouvons parler de la faillite totale du système économique qui est la chute du projet global de nos opposants politiques. De retour au début du déploiement du scénario libyen, l’idée d’une formation immédiate de la GRA comme un réseau puissant, qui a ses centres permanents dans le monde entier, est devenu un besoin impérieux. Nous sommes fiers que vous ayez décidé de nous rejoindre.

 

Comment voyez-vous évoluer la GRA, à la fois à court terme et dans les années à venir ?


NS : Nous pouvons prévoir que dans un an la GRA inclura des dizaines de milliers des Insatisfaits (notre slogan est : "Insatisfaits du monde entier, unissez-vous !"), sera devenu invincible, omniprésente et universelle agissant comme un mouvement révolutionnaire. Le but final, la destruction de l’oligarchie globale, sera inévitablement atteint. Tous les scénarios menés par les libéraux rencontreront notre réponse immédiate -la résistance des soldats politiques, ce que nous sommes. Nous avons développé une stratégie révolutionnaire contre le projet mondialiste. Alexander Dugin a dit : "Contre le contrôle libéral mondial, ce qui est nécessaire est une guérilla mondiale, mondiale comme ce qui est mené". Cependant, on pourrait commencer avec la sphère de la philosophie politique. Foucault disait que la volonté du pouvoir est la même que la volonté de la connaissance. Ceux qui contrôlent l’espace cognitif contrôlent aussi l’espace géopolitique. Nous commençons avec l’esprit et finissons avec la matière (et non pas l’inverse). La Révolution commence dans l’âme, dans l’esprit, dans l’analyse correcte de la situation, au moment de prendre une décision existentielle. Le reste n’est que technique. La chose principale au GRA n’est pas de débattre sur les détails de nos visions du Monde, mais d’agir effectivement, de façon décisive, et rapidement. C’est dans la lutte que nous obtiendrons une certaine subjectivité.

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OR : Quelque chose d’autre que vous souhaiteriez partager ?


NS : Nous sommes convaincus de la nécessité d’un projet alternatif avec une théorie politique claire, et, plus important, un entraînement parfaitement bien pensé. En prenant compte de la chute du système économique libéral, nous pouvons à l’avance conclure sur l’imminence de la destruction du discours idéologique libéral. Dans les circonstances actuelles, la domination mondiale des politiques mondialistes anti- nationales des USA est elle-même en question. Nous ne pouvons plus compter sur les trois idéologies politiques qui ont eu cours au XXe siècle. Au XXIe siècle elles sont totalement dépassées. Dès lors, nous avons besoin d’une autre théorie politique. Nous l’appelons "La Quatrième Théorie Politique" , qui se lève face au libéralisme, au communisme et au fascisme. Afin de formuler la définition de la Quatrième Théorie Politique (QTP), nous avons besoin de définir ce que ce sujet politique représente. Mais, avant cela, nous définirons ce qu’il n’est assurément pas. Le sujet de la QTP ne peut pas être ni la classe (comme dans le socialisme), ni la race ou l’état (comme dans le national-socialisme ou le fascisme), ni, en particulier, l’individu -le sujet d’un système libéral hostile. En se fondant sur la victoire effective du libéralisme, nous appellerons le sujet de la QTP celui qui est un opposant radical, un ennemi sans compromis et un antagoniste absolu de l’individu libéral. De qui parlons-nous ? C’est une question qui n’a pas de solution simple. Nous pouvons nous arrêter sur la communauté comme un "corps social", ce qui exclue le principe de l’individu en tant que cible et centre ; sur la communauté qui n’accepte pas les identités individuelles, sans quoi, comme nous le savons, le libéralisme est impensable. Le XXe siècle était le siècle avec des idéologies, mais rien ne nous empêche de passer après cette étape à l’action. A la société libérale monocéphalique, au projet atlantiste, à l’empire mondial américain, nous opposons la société polycéphalique et le monde multipolaire. A l’idéologie libérale (précisément le néo-libéralisme), nous opposons la Quatrième Théorie Politique, et à l’oligarchie mondiale, l’Alliance Révolutionnaire Mondiale (GRA).

 

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