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    Les élections pour le renouvellement du parlement catalan se sont soldées par une nette victoire des partis souverainistes . La formation identitaire "plataforma per Catalunya" subit un echec cuisant que nos camarades de "Terra i Poble" attribuent à l'ambiguïté de ses positions et à l'incohérence de son activisme .  Une analyse pertinente à l'heure où "Plataforma per Catalunya " semble vouloir se rapprocher du Front National français, qui lui revendique haut et fort son jacobinisme et son refus de l'Europe des Peuples .

 

  

 Le point de vue de TERRA I POBLE :

 

Le parti identitaire Plataforma per Catalunya (PxC) n’a pas réussi à obtenir les scores espérés pour siéger au Parlement de Catalogne. Il n’obtient, en effet, que 60 142 voix (1,65 %), contre 75 134 (2,40%) en 2010 . Le contexte favorable à l’indépendance ne lui a pas permis de faire son entrée au Parlement de Catalogne. PxC se positionne pour l’autonomie et la mise en place du fameux pacte fiscal, une vision fédéraliste de l’État espagnol jugée dépassée par les Catalans.

 

Depuis sa création il y a un peu plus de dix ans, PxC s’est toujours basé sur la défense des intérêts catalans (autonomie et identité culturelle), projet allant de pair avec un rejet de l’immigration massive et une politique sociale à préférence autochtone.

Compte tenu de la recette concoctée, nous pouvions s’attendre avant le scrutin décisif à un succès d’ampleur pour la PxC. Les événements se sont déroulés bien autrement. On ne peut éviter que s’interroger sur cette défaite cuisante. 

Observations :

- Le 11 septembre 2012 dernier lors de la Diada de Catalunya, journée nationale catalane, entre 1,5 millions (estimations de la police régionale) et 2 millions de manifestants (estimations des organisateurs) déferlent dans les rues de Barcelone. Le peuple réclame un référendum pour l’indépendance de la région.

- Une délégation de la PxC, conduite par son président Josep Anglada, se rend le matin au pied de la statue de Rafael Casanova (Conseillers en chef et gouverneur de la place d’arme de Barcelone lors du siège de la ville en 1714). Comme chaque groupe patriotique catalan, PxC dépose une gerbe au pied de la statue. La PxC ne participe pas pourtant à la manifestation impressionnante de l’après-midi.

- Le 12 octobre 2012, une délégation de la PxC, toujours conduite pas son président, se rend à la manifestation espagnoliste de la fête de l’hispanité. Des chefs de file des partis unionistes sont présents. Parmi lesquels Alícia Sánchez-Camacho du Parti Popular (droite espagnole). Elle prendra la parole au cours de cette manifestation, mais surtout, pendant la campagne électorale, elle proposera la suspension de l’autonomie de la région catalane ! D’autres groupes sont présents comme Democratia Nacional qui ne manquera pas de brûler un drapeau nationaliste catalan, le MSR, la Phalange Espagnole ou le parti politique des Citadins (Ciutadans), mouvement ultra centraliste. Cette manifestation réunira 10 000 personnes selon les organisateurs et seulement 6 000 pour la Garde Urbaine.

Ces observations à propos des récentes interventions de la PxC soulèvent diverses questions :

- Que faisait la PxC à un mois d’intervalle dans des manifestations d’orientations clairement opposées ? La manifestation du 12 octobre devait, en effet, contrer celle organisée un mois plus tôt.

- L’enjeu de la consultation électorale du 25 novembre portait sur l’indépendance. En mettant en avant la question de l’immigration, la PxC s’est manifestement trompé d’élection.

- En cas d’un référendum favorable à l’indépendance catalane, quel avenir pour la PxC si elle continue à modifier sa ligne de conduite politique et n’adopte pas une position claire et nationaliste sur la question de l’indépendance ?

Conclusion :

La Catalogne, indépendante ou non, ne peut certes se passer d’un parti politique qui lutte activement contre l’immigration massive. Il n’en demeure pas moins que la question de l’indépendance devant laquelle nul ne peut fermer les yeux reste d’une brûlante actualité. Des choix cornéliens ne manqueront de se poser bientôt pour la PxC. À ses militants d’en tirer les conclusions !

 

              Nos camarades de Terra i Poble relèvent les contradictiions de la démarche politique "identitaire  " en Catalogne sud .. 

 

 

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