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  Pour la troisième année consécutive, les autorités serbes ont été contraintes d'interdire la " Gay Pride " suite à la mobilisation de la population derrière les organisations nationalistes. Présent au coeur des évènements, notre camarade Yves Bataille nous en précise les enjeux et rétablit  les vérités travesties par la propagande occidentale.

 

 http://static.mondo.rs/Picture/310335/jpeg/DVERI.jpg

 

 

 La « Gay Pride » prévue à Belgrade pour le dimanche 28 septembre n’a pas eu lieu. L’appel à une grande contre manifestation et la mobilisation annoncée par une douzaine de mouvements politiques et d’associations de la société civile, a dissuadé au dernier moment le pouvoir serbe d’en autoriser la tenue au grand dam des organisateurs.

Pourtant jamais les appuis matériels et politique étrangers au défilé « LGBT » n’avaient été plus bruyants ni plus forts que cette année, quinze ambassades étrangères en ayant fait un examen de passage pour entrer dans leur Europe, les associations de droits de l’homme scandinaves et leurs relais locaux, un critère moral, la presse locale (qui appartient depuis la fin de Slobodan Milosevic à des intérêts étrangers), ayant relayé pour sa part favorablement la demande. Le gouvernement serbe paraissait devoir céder.

Toutefois c’était sans compter avec une opinion majoritairement hostile à ce genre de provocation dans une société imprégnée des valeurs de la Tradition et de l’Orthodoxie. Les pressions étrangères étant vues comme la suite des précédentes pressions, injonctions et diktats que la Serbie a l’habitude de subir. La réponse de la rue nationaliste est toujours la même, quelle qu’en soit la conséquence, c’est « Non ! ». Soumis à deux pressions contradictoires, celle de la « communauté internationale » et celle de la rue nationaliste, le gouvernement serbe a préféré annuler la « Gay Pride ».

Parlant de « capitulation devant les hooligans » , les représentants étrangers , Bruxelles et Washington en tête, se sont déclarés très choqués par cette nouvelle interdiction, la troisième en trois ans, et ont évoqué des mesures de rétorsion, laissant entendre que l’entrée de la Serbie dans l’UE serait retardée par ce coup de canif dans le cahier des charges démocratiques, incapables de comprendre que la punition suggérée serait considérée comme une aubaine par les nationalistes. L’entrée dans une UE discréditée et une OTAN qui a bombardé et occupé le Kossovo sont en effet rejetées par une majorité de Serbes.

L’interdiction de la « Gay Pride » a montré encore une fois le vrai visage d’une presse occidentale inféodée aux lobbies - en l’occurrence ici celui des homosexuels – conformiste, mensongère et diffamatrice. Dans les agences de presse, gazettes, radios et télévisions, le seul point de vue pris en compte et relayé a été celui des homosexuels. Avec reproduction mot pour mot du même texte pour la presse écrite. En revanche la presse alternative serbe (internet) a restitué les faits exacts.

 

http://www.vesti-online.com/data/images/2013-09-27/357402_porodicna-setnja2-beta_f.jpg?ver=1380311826

Il a été dit que des « centaines d’ultra-nationalistes » s’opposaient au défilé « gay » - mais c’est tout un peuple qui s’y est opposé - face à un minuscule groupe d’invertis dont la moitié des participants prévus venaient de l’étranger et l’autre moitié, locale, ne l’étant pas forcément mais tenant à continuer à toucher les subsides des ONG américano-occidentales (Soros, NED et cie). En fait de centaines d’ultra-nationalistes, c’étaient des milliers de militants décidés à empêcher la provocation de 400 invertis protégés par 7000 policiers et gendarmes, des véhicules blindés et des hélicoptères.

La presse occidentale a complètement passé sous silence la grande manifestation de l’Organisation DVERI qui a occupé pendant toute la journée de vendredi le centre de Belgrade et bloqué la circulation devant les ministères. Précédée d’une conférence de presse passée elle aussi sous silence, cette manifestation devait rassembler des milliers de participants de tous les âges et de toutes les conditions sociales derrière une camionnette- podium diffusant des chants patriotiques et une forêt de drapeaux. DVERI avait prévu de contremanifester massivement le lendemain en cas de tenue de la « Gay Parade » mais comme on l’a dit cela n’a pas été nécessaire.

  Yves Bataille

 

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