Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

 Au cours de la décennie suivant les "accords de Migliacciaru " entérinant la fin officielle des affrontements entre factions rivales, les différents acteurs du mouvements national ont su se livrer à une salutaire autocritique quant au processus ayant conduit aux drames des années 90 ( militarisation, dérives affairistes, phénomènes de "bleuïte" distillés par les services spéciaux  français etc ). Tel n'a pas été le cas pour les reculs idéologiques à l'origine des impasses politiques actuelles.

Dans un texte publié sur son blog Nutizie Nustrale et intitulé "Corse, terre d'attraction", l'ancien dirigeant Petru Poggioli revient , chiffres et données objectives à l'appui, sur la politique de colonisation de peuplement menée par l'état français et la marginalisation des Corses sur leur terre qui en résulte.  

 

 

       Petru Poggioli fut l'un des principaux dirigeants du mouvement national durant les années 80. Ses propos d'aujourd'hui effleurent les limites du politiquement correct .

L'auteur revient sur la notion de "communauté de destin" adoptée en 1988 par les  structures publiques et clandestines du mouvement national, suite aux pressions des officines immigrationnistes et des réseaux maçonniques consécutives à l'exécution de deux dealers tunisiens par le FLNC .

Comme le rappelle Mr Poggioli, " les Corses étaient encore majoritaires  et le mouvement nationaliste s'inscrivait dans une stratègie de prise de pouvoir".  Les dirigeants nationalistes commettront à ce moment là une grave erreur d'appréciation due à une inconsistance idéologique ne leur permettant pas d'appréhender la nature du Système dont l'Etat Français ( dirigé à l'époque par les socialistes)  est l'instrument. En échange de la promesse d'une hypothètique "arrivée aux affaires" négociée, ils accepteront d'avaliser la colonisation de peuplement "par en bas", qui, osons le dire, faisait l'affaire d'un certain patronat local influent dans le mouvement national,  et ce au prétexte que cette colonisation n'était pas liée à l'exploitation des Corses. Une politique à courte vue lourde de conséquences, puisque ce petit patronat corse est aujourd'hui lui-même menacé par une concurence issue de la "communauté de destin". Le courant indépendantiste est à ce jour marginalisé ( environ 10 % des suffrages ) au profit de formations autonomistes sous influence mondialiste. Il doit de plus faire face à une implantation locale, tardive mais réelle, du Front National et de ses velléités de captation du refus de l'immigration par la grande majorité des Corses.

 

Petru Poggioli termine son propos par des questions auxquelles  il n'a pas de  réponse : 

Aujourd’hui, avec la mondialisation et les conséquences économiques et sociétales qu’elle impose, comment la Corse et les Corses peuvent-ils s’adapter aux nécessaires mutations sans se plier aux modes de vie et de pensée venus d’ailleurs et surtout sans  perdre leur âme ?

En un mot, comment faire pour que la Corse puisse encore fabriquer des Corses ?       

 

Il convient certainement, pour appréhender de manière adéquate ce type de questionnement, d'accepter de se livrer à une autocritique positive de ces errements passés,  d'en déduire les changements d'orientations nécessaires,  d'étudier soigneusement la nature du Système que le mouvement national est sensé combattre, ses fondements doctrinaux, ses dogmes et méthodes ( manipulations, infiltration, corruption, répression ouverte ).  En premier lieu définir la mondialisation non comme une fatalité mais une conséquence de la mise en oeuvre d'une idéologie de nature totalitaire, le Mondialisme . La notion de "communauté de destin", évaluée sous ce rapport, sera donc remise en cause au profit d'autres conceptions plus réalistes, conformes à la volonté de notre peuple mais en opposition radicale avec les injonctions du pouvoir parisien ou bruxellois.        

Ce changement de cap est certes difficilement envisageable en cette période de tractations autour d'un nouveau statut institutionnel octroyé par l'occupant, mais constitue la condition sine qua non de la pérennité du mouvement national et partant, de la survie même de notre peuple. 

 

A Squadra

 

Le texte de Petru Poggioli :

 

http://www.pgp-web.com/cn/?p=701

Partager cet article