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  Texte reçu par C.P.N. , émanant d'un "groupe de militants de base" appartenant à diverses structures nationalistes .Le " Peuple National " prend la parole :

 

  "Communauté de destin", sortir du piège ! 

     Le 2 janvier 1986, deux dealers  tunisiens étaient abattus à Ajaccio par un commando du F.L.N.C. Une action revendiquée s'inscrivant dans une campagne de liquidation des trafiquants de drogue qui fera des dizaines d'autres victimes, le mouvement national ayant dès cette époque pris la mesure du danger pour notre peuple que constituait ce lucratif commerce.

A cette époque, la pègre bénéficiait de la complicité active de l'Etat français en échange de son concours dans la lutte contre la revendication nationaliste.

L'exécution de ces deux parasites, applaudie par la population, suscitera une contre-offensive foudroyante des officines immigrationnistes et maçonniques contre le mouvement national. Celui-ci, qui depuis son émergence avait théorisé son développement sur trois terrains de lutte ( lutte armée, lutte de masse, lutte institutionnelle ) et négligé le plus important, la lutte IDEOLOGIQUE, fut rapidement déstabilisé par une campagne relayée au sein même de ses structures. Car on ne peut de toute évidence prétendre sérieusement combattre et vaincre un ennemi dont on partage les principes fondamentaux.

 

Deux ans plus tard, l'ensemble des organisations nationalistes adoptait de manière officielle la notion de "peuple Corse, communauté de destin " incluant corses d'origines et corses "d'adoption ", quelle que soit leur provenance. Un principe excluant logiquement les membres des forces de répression et les colons venus sur l'ile dans un but d'exploitation de notre peuple, mais avalisant de fait la politique d'immigration massive mise en place par l'état français.

 

La notion de "communauté de destin" , simple variante locale du droit du sol français, fut exigée comme préalable à tout dialogue politique  par le pouvoir colonial via ses relais maçonniques locaux. La Corse aurait son statut, les nationalistes" arriveraient aux affaires " , à condition qu'ils acceptent la submersion démographique qui noierait le peuple corse historique en quelques décennies.

Le piège se refermait et le mouvement national corse demeure depuis cette époque paralysé face à la colonisation de peuplement " par en bas" opérée par la République française, avec la complicité d'un patronat local peu scrupuleux.

En 2002, les organisations partie prenante de la CUNSULTA NAZIUNALE, officialisaient cette capitulation en adoptant le principe des dix ans de résidence pour l'obtention de la carte d'identité corse.

 

La stratégie du non-dit, traditionnelle en Corse a rapidement montré ses limites et les dirigeants nationalistes sont de plus en plus, sur ces questions, soumis à des pressions contradictoires. Du Système d'une part, qui exige d'eux une soumission totale à ses dogmes, et de leur base d'autre part, viscéralement hostile à  l'idée d'un "nouveau peuple corse" réplique exacte  de la masse informe qui constitue la population hexagonale.

 

La tache des éléments les plus conscients de notre peuple est donc de REMETTRE EN CAUSE cette notion de "communauté de destin ",  d' EMPECHER  qu'elle ne devienne un dogme intangible de caractère religieux, et  d' IMPOSER le débat au sein du courant national. 

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