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  Suite aux événements terroristes perpétrés en plein Paris par des jihadistes élevés dans l'hexagone, des manifestations étaient organisées par les autorités françaises sur tout le territoire. Dans un premier temps visé par la colère populaire pour sa responsabilité dans l'escalade terroriste ( politique d'immigration de masse et collusion avec des régimes fondamentalistes ) le pouvoir semble pour l'heure parvenir à la détourner et la canaliser vers ses objectifs propres, l'acceptation par la population d'un état sécuritaire d'exception et l'intégration accélérée dans le "Système-monde" américano-occidental.

Si des foules considérables ont participé un peu partout en France à la mobilisation , celle-ci ne saurait être évaluée objectivement puisque contrairement à la tradition, le chiffre du nombre de manifestants donné par les services de police sera celui des organisateurs, repris par l'appareil propagandiste mainstream. L'on peut donc légitimement penser qu'il a été considérablement gonflé.

 

En Corse, les manifestations ont rassemblé des milliers de personnes. Les mots d'ordres, slogans et banderoles étaient placés sous le contrôle rigoureux des autorités françaises, de leurs appendices associatifs et de la pensée unique. L'on en retiendra quelques épisodes "parlants" et parfois cocasses : A Aiacciu, la Marseillaise entonnée devant la préfecture, les drapeaux arc-en-ciel de la "communauté LGBT". A Bastia, ces politiciens, écharpes tricolores en bandoulière, jouant des coudes pour écarter la populace et se placer devant les objectifs des caméras.

 

Les militants se réclamant de la Nation Corse ont dans leur grande majorité et de manière logique, refusé de participer à cette opération de reprise en main. Il n'était pas pour eux question de cautionner, même à distance, une démarche pour la "liberté d'expression", placée sous l'égide des Valls, Sarkozy, Rajoy et autre Netanyahou...

 

 

L'on remarquera à cet effet qu'au sein de la mouvance nationale entendue dans son sens le plus large, les positions exprimées les plus politiques, les plus engagées,les plus précises quant aux causes réelles du terrorisme, furent le fait des secteurs les moins liés organiquement au Système ( organisations de jeunesse, groupes de supporters de football bastais et ajacciens ), les moins soucieux d'une "respectabilité "octroyée par l'occupant, les moins enclins à aspirer à porter un jour une écharpe tricolore... Nul ne doute en effet que la police politique a listé les présents et les absents aux manifestations et que les premiers bénéficieront d'une option  comme "interlocuteurs privilégiés" du pouvoir .

 

Bien plus que dans les palabres politiciennes ou les dérisoires stratégies électorales, c'est à l'occasion de ce type d'événements que se révèlent les véritables lignes de fractures idéologiques, les affiliations réelles et les differents niveaux de conscience politique des uns et des autres.

Car en réalité, d'un point de vue national corse, les choses sont plus simples qu'elles n'y paraissent au premier abord : le salafisme français pouvant muer en jihadisme barbare qui se développe dans ce pays est le fruit empoisonné du modèle de société qui y prévaut. Il ne peut être  en Corse qu' un produit d'importation, lié à la tutelle française sur notre pays et ne peut être appréhendé que dans le cadre de la lutte d'émancipation nationale du peuple Corse. Et certainement pas dans celui de "l'unité nationale" autour des principaux fauteurs de guerre du monde occidental siégeant dans les allées du pouvoir parisien.

De ce principe peut découler pour le mouvement national corse des initiatives concrètes, notamment l'exigence d'un refus par toutes les collectivités locales insulaires de tout investissement ou "cadeau" venant du Qatar . Un acte éminement politique susceptible d'entrainer une large adhésion populaire et de susciter une "unité patriotique corse" cette fois dénuée d'hypocrisie, mais aussi de donner à la lutte nationale corse un écho international au-delà de celui obtenu par les désormais célèbres banderoles bastiaises.

 

 

A Squadra

 

 

 

 

 

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