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    Ce qui, comme l'a longuement expliqué le celèbre juriste allemand Carl Schmitt,  détermine le fait politique peut se résumer en deux mots : Désigner l'Ennemi. L'ennemi absolu, prioritaire, celui avec qui le compromis n'est pas possible. De cet acte politique fondateur découle les suivants: désignation des ennemis secondaires, des adversaires occasionnels, des alliés stratégiques, objectifs,temporaires, des compagnons de route voire des "idiots utiles" évoqués en son temps  par Lénine.

 

Pour les nationalistes Corses, l'ennemi traditionnel, toujours évoqué officiellement  porte un nom : l'Etat français. Celui-ci constituerait selon la vulgate en vigueur un sujet politique, indépendant, défendant ses intérets et incarnant un idéal  propre.Cette vision simpliste fut dés les débuts de la revendication corrigée par certains militants "de gauche" qui fort justement associèrent état français et système capitaliste. Une position d'avant garde  trés vite écartée par les tendances  majoritaires et apolitiques du mouvement national qui prétendirent combattre "l'état colonial" tout en défendant des options libérales. Cette orientation porta certains militants "aux affaires" et précipita le mouvement dans les errances dont chacun garde le triste souvenir. 

 

  Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le nationaliste corse d'aujourd'hui et de demain prétendant faire de la politique ( et non gérer une boutique) désignera donc l'ennemi  comme étant le Système. Celui-ci peut être défini comme le  produit de l'idéologie mondialiste, de la dictature bancaire apatride et de l'appareil politico-militaro-propagandiste américain. Son aspect géopolitique est incarné par "l'axe atlantiste" et ses satellites. Son centre nerveux et opérationnel se situe sur la côte est des U.S.A. entre New York et Washington. 

 

  Si les réminiscences du gaullisme pouvaient encore faire illusion au début des années 70, la République française n'apparait plus aujourd'hui que comme simple instrument au service de la dictature financière. De même, le pseudo-antagonisme entre la "gauche" et la "droite" révèle chaque jour son caractère d'escroquerie. Quant à l'Union Européenne, chacun comprend désormais qu'elle n'est qu'une courroie de transmission des oligarchies dans leur combat contre les peuples du vieux continent. Prétendre jouer l'un contre l'autre ces instruments du Système s'apparente soit à de la naîveté ( parfois) soit de l'escroquerie politique ( le plus souvent).

 

  Le Système est déterminé à éradiquer tous  les peuples historiques, toutes  les spiritualités et formes religieuses traditionnelles pouvant représenter un obstacle à son hégémonie et s'opposer à sa domination.

 

  C'est à la lumière de ces données irréfutables que le nationaliste déterminera l'orientation de son action politique, ses aspects idéologiques, stratégiques, tactiques et qu'il évaluera ses potentiels alliés ou compagnons de route.

 Dans l'immédiate actualité, il combattra aux côtés de l'Eglise catholique en Corse, car l'Eglise, ou du moins ses courants les plus traditionnalistes, demeure ( comme le peuple Corse ) une des principales cibles des attaques du Système en raison de son refus fondamental de l'Usure, base de l'entreprise de racket bancaire généralisé contre les peuples  menée actuellement. Une position, qui réaffirmée radicalement pourrait entrainer une dissidence de l'ensemble du monde catholique et provoquer l'effondrement du Système. 

 

Le militant national Corse d'aujourd'hui sait qu'il affronte, plus qu'une simple structure étatique, un Système global, cohérent, disposant de relais conscients ou inconscients au sein même de son propre camp. Il identifiera et combattra les courants et tendances ( libérales, gaucho-mondialistes, immigrationnistes) qui oeuvrent à l'intégration du mouvement national au sein des institutions du Système, et à l'adoption de son idéologie mortifère.

 

  La libération nationale et sociale de notre peuple, son émancipation, sa liberté et sa dignité exigent de sa frange la plus engagée une claire conscience des enjeux.

 

   Faire de la politique, désigner, combattre  l'Ennemi.

 

a Squadra 

 

 

 

 

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