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   Confrontée au rejet massif et généralisé dont elle fait l'objet que traduit une succession ininterrompue de déroutes électorales, la gauche française semble opter pour la fuite en avant dans l'application d'une stratégie de "gouvernance par le chaos" et de guerre ouverte aux classes populaires, selon la feuille de route élaborée par le think tank TERRA NOVA. Celle-ci, inspirée de la gauche libérale américaine préconise l'abandon des classes populaires autotchtones et des politiques sociales au profit de l'instrumentalisation des "minorités visibles" : ethniques, religieuses, sexuelles etc..destinée à perpétuer la domination du Capital et des "minorités invisibles " qui le controlent. 

 

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Les dirigeants du Parti Socialiste et du Parti Radical de Gauche Jean Christophe Cambadélis et Jean-Michel Baylet veulent remettre la question du droit de vote des étrangers non communautaires au élections locales au centre du débat politique et organisaient une première rencontre à Paris le 9 décembre dernier autour de ce thème. Le droit de vote des étrangers faisait partie des engagements du candidat Hollande . Le 14 juillet dernier, le président français assurait qu'il tenterait de faire passer la réforme avant 2016. L'on peut donc s'attendre au cours des prochains mois à une intense campagne de propagande autour du "droit de vote pour tous".   

 

En Corse, cette revendication est essentiellement portée par l'antenne locale de l'officine mondialiste "Ligue des Droits de l'Homme", qui tente de l'insérer dans la notion de "citoyenneté de résidence", vouée à canaliser et neutraliser les aspirations nationalistes.

 

En théorie cette question ne concerne pas les nationalistes corses qui ne reconnaissent pas la légitimité des institutions et du corps électoral français ( étrangers extra-communautaires compris ) sur le territoire national. Le but final étant la mise en place d'institutions politiques corses souveraines définissant leurs propres critères de nationalité et citoyenneté.

 

 En pratique cependant, les diverses tendances du mouvement national participent à toutes les élections locales et se pose pour elles la question de la position à prendre tant dans le débat que face à la cette éventuelle  nouvelle donne électorale. L'orientation adoptée impliquant des choix idéologiques clairs. Les nationalistes peuvent se plier aux injonctions du Système et poursuivre jusqu'au bout la logique de "communauté de destin". Ils seront alors désavoués par leur base et ouvriront un boulevard au Front National, qui apparaitra de fait comme la seule force de résistance au mondialisme en Corse. Un cas de figure déjà expérimenté lors des dernières législatives à Bastia avec les résultats que l'on sait.

Comme chacun l'aura compris, le droit de vote des étrangers aux élections locales constitue en réalité une arme de guerre aux mains du Front Colonial ( de la LDH au FN ) contre le peuple Corse.

 

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                                                Une doctrine nationaliste pour sortir du piège.

 

Pour les tenants de la Nation Corse, la seule option réaliste, face à cette question (et face à tant d'autres qui lui sont associées ) n'est pas celle des combinaisons politiciennes ni des stratégies électorales au petit pied. Elle réside dans le devoir de Vérité dû au peuple, dans la nécessité d'être la voix du Peuple. Plusieurs pistes de réflexions peuvent d'ores et déjà envisagées :

 

- Rappeler la position théorique ( refus des institutions coloniales ) sans s'y retrancher pour éviter les débats idéologiques globaux ( le "c'est un problème français" ).

 

- dans le cadre de l'orientation "étapiste" actuellement en vigueur, instaurer comme axe principal de lutte et de communication l'attribution de compétences légistatives à la CTC en matière de gestions des flux migratoires extra-européens.

 

- affirmer le refus de toutes les formes de marxisme culturel véhiculés par la gauche française et ses appendices locaux dont le "droit de vote pour tous " n'est qu'une des manifestations les plus flagrantes.

 

- désigner la gauche française ( PRG, PS, PC, Front de Gauche ) comme ennemi politique principal, la droite mafieuse constituant en réalité un danger moindre car idéologiquement inconsistante. Le Nationalisme combat le libéralisme sous toutes ces formes, sociétales comme sociales.

 

- désigner le Front National comme un leurre destiné à "normaliser" la situation politique corse et l'intégrer dans des confrontations internes à la République Française.

 

- redéfinir le peuple Corse comme "Européen et catholique" dans ses fondements.

 

Ces quelques principes et leur développement constituent la base d'une orientation générale excédant largement la question du " droit de vote pour tous", celle d'un nouveau riacquistu dont l'on peut déjà ressentir les prémices. Ils sont la clé d'une adhésion massive et consciente des Corses à une idée d'Indépendance à laquelle ils donnent un réel contenu, en rupture avec l'idéologie coloniale dominante.

 

A Squadra

 

 

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