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Alors que le ministre de l'intérieur français Valls achevait sa tournée de propagande en Corse, était diffusé un communiqué du mouvement clandestin Flnc dit du 22 octobre. Une missive de plusieurs pages au contenu assez classique, mettant en cause les liens étroits entre capitalisme mondialisé, République française et milieux mafieux.
  L'on passera assez rapidement sur la chimérique menace de reprise des armes contre l'état français, qui, mise à exécution, ferait avant tout l'affaire... de l'état français, qui pourrait ainsi faire oublier sa collusion avec les mafias et exhiber un "danger terroriste" justifiant une répression massive. Les méthodes d'action victorieuses de demain ne seront pas celles d'hier. Le rôle des militants les plus engagés n'est pas de servir de "gibier à Thiel", mais de fournir l'encadrement d'un prévisible "printemps corse", massif, national, social, radical, seul à même de provoquer une rupture politique et balayer un régime à bout de souffle.

 


  Beaucoup plus intéressante est la remise en cause assez explicite de la fumeuse notion de "communauté de destin", adoptée à la fin des années 80 suite aux pressions des lobbys immigrationnistes et mondialistes, et qui, depuis plusieurs décennies, lie les mains du mouvement national corse face à l'entreprise de colonisation de peuplement "par en bas" menée par l'état français.
  Pour le Flnc 22/10, le jacobinisme français "vide de son sens le terme de communauté de destin corse". Un propos confus qui ne doit pas masquer son caractère évident de "ballon d'essai" envoyé à la mouvance sympathisante et l'opinion publique corse. La mouvance clandestine étant, par sa nature même, moins soumise au politiquement correct que les partis politiques officiels.
Cette première prise de distance avec les dogmes idéologiques jusqu'ici en vigueur traduit en réalité une insatisfaction de la base sympathisante et une prise de conscience du danger que constitue l'implantation du Front National et son monopole du refus de l'immigration.
  La mise au rebus de la "communauté de destin" au profit de celle, plus réaliste de "peuple corse, peuple européen",est, chacun le sait, la condition sine qua non,d'un ralliement massif de notre peuple à la cause indépendantiste.

Sans doute peut on voir là la raison du silence des commentateurs médiatiques sur cette partie, certes peu sensationnelle à leurs yeux, de la communication du FLNC.


À Squadra

 

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