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   Alors que plus d'une année nous sépare des élections municipales, les premières gesticulations politiciennes commencent à égayer notre quotidien et faire le bonheur des vendeurs de papiers. A Bastia le groupe d'opposition Inseme per Bastia, emmené par Gilles Siméoni "monte au créneau" sur la question de l'insécurité,qui préoccupe les Corses. Aprés l'annonce fracassante de son boycott du prochain conseil municipal,Inseme dévoile ses orientations en matière de lutte contre la délinquance. Outre la réorganisation des services et acteurs affectés à ces questions,les nationalistes modérés, privilégient deux axes : la consultation des citoyens et une politique culturelle et linguistique favorisant le "vivre ensemble " et "l'intégration". L'apprentissage de la langue corse est donc sensé dissuader les délinquants  d'agresser les vieilles dames.Une telle audace, une telle rupture du politiquement correct ne manquera pas d'inquiéter les gardiens du temple des "valeurs de la République", qui squattent la municipalité depuis tant de décennies.

Pour Inseme per Bastia, l'apprentissage de la langue corse dissuadera les délinquants d'agresser commerçants et personnes agées...


 

 

  L'on peut par contre,  et sans trop de risque de se tromper, escompter  que les réponses des  citoyens consultés sur cette question de l'insécurité quotidienne divergeront sensiblement des préconisations d'Inseme. Et que peu d'entre eux s'enthousiasmeront pour la politique "d'intégration culturelle", inspirée de la fameuse notion de "communauté de destin", qui permit surtout l'intégration au Système de larges secteurs du mouvement national.

  Les résultats de cette éventuelle consultation du peuple sont donc  probablement destinés à mourir au fond d'un tiroir administratif de la possible nouvelle municipalité...

  Le Front National lui, se frotte les mains...

 

 

A Squadra

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