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  Pierre Dominique Colonna-Cesari, auteur de l'ouvrage "le cinquième judicat" , nous propose une étude traitant d'un rapprochement politique corso-sarde à la lumière d'éléments anthropologiques et historiques .

 

  A l'heure où des officines propagandistes liées à "l'état profond" français s'activent à subvertir et reprogrammer le mouvement national autour de la définition d'un peuple corse compatible avec les normes mondialistes, il n'est pas inutile de repréciser quelques éléments d'ordre anthropologique politiquement incorrects qui, si ils ne constituent pas une échelle de valeurs absolue, permettent de resituer des fondements de la lutte nationale corse aujourd'hui souvent  oubliés, ou plutôt occultés.

 


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L'Ennemi combat l'approche éthnique du nationalisme Corse car il sait que contrairement à ce que laisse entendre sa propagande, celle-ci ne nous enfermerait pas dans un village isolé mais, au contraire, nous apporterait le soutien de nombreuses forces politiques actuellement en progression en Europe, ce qui internationaliserait un conflit corso-français actuellement confiné sur l'ile.

 

L'Ennemi craint par dessus tout que nos préhistoriens ne dévoilent "l'age d'Or" d'une ancienne civilisation Corse, dont la mise en lumière engendrerait une référence à des valeurs créatrices, émancipatrices du point de vue spirituel et donc politique.

Ces valeurs totalement autonomes seront nécessairement en opposition avec celles que tente de nous imposer la Subversion via la République Française.

De même, l'on comprendra qu'une conscience nationale ne peut véritablement émerger que si elle se fonde sur une volonté anagogique, civilisatrice, que cette civilisation a existé aux alentours de  -3000 pour une raison déterministe insulaire, et, de fait, peut être recrée par notre seule volonté.

Quand les Corses prendront conscience que pour dépasser leur condition de soumission, ils doivent concevoir leur patrie à l'echelle de la Corse ET de la Sardaigne, une nouvelle puissance politique naitra, susceptible de balayer l'Ennemi.

 

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Cette conception Ethnique du nationalisme Corse constitue également une géopolitique : le peuple Corse, c'est aussi la Gallura, Capraia et la Maddalena. La cause corse s'étend donc de la Giraglia à Cagliari.

Dans ce contexte, une " Grande Région Européenne" englobant nos deux iles est la solution la plus crédible pour se détacher du conglomérat Provence-Alpes-Côte d'Azur ( PACA ) , la seule autonomie raisonnable pouvant nous émanciper du tuteur colonial "en douceur". Cet axe de lutte susceptible de mobiliser de nombreux alliés constituant un nouveau bond qualitatif pour le nationalisme Corse.

 

Quelles sont donc les preuves de notre homogénéïté éthno-culturelle, en Corse et entre Corse et Sardes ? 

 

Tout d'abord, l'on se référera à la publication du Dr L. Jaubert in " Etude médicale et  Anthropologique sur la Corse" ed Ollagnier 1896 . Corses et Sardes y sont décris comme dolichocéphales, ce qui signifie que la longueur du crane l'emporte sur la largeur ( indice inférieur à 76 ) .On établit cette classification par la mesure de l'indice céphalique : largeur du crane multipliée par 100 divisé par la longueur.

Concernant le rhésus sanguin, le Pr Ranque détermine une prédominance O+ in "Premiers résultats d'une enquête séro-anthropologique sur la population de la Corse, procès du congrès international de transfusion sanguine, New York, Babel 1958 ".

Du point de vue génétique, un recoupement d'études des universités de Toscane, de New York, de Lyon et de Corti nous ramènent vers la même conclusion, balayant les poncifs bien connus selon lesquels les Corses actuels proviendraient d'un métissage de toute la Méditerranée ou bien que le peuple Corse originel a été exterminé par les Romains.

Mais laissons plutôt la parole aux chercheurs de l'Université de Corti :

" Nous pouvons dégager dès à présent un certain nombre de caractéristiques génétiques ;

- une forte similitude relie les populations corses et sardes.

- une hétérogénéîté est décelée au sein de ces mêmes populations, probablement liée à l'isolement et à leur structure démographique.

- un rapprochement de deuxième niveau est mis en évidence avec les populations du Maghreb ( Berbères ) et du Pays Basque.

- une influence modérée est visualisée avec les populations de la péninsule italienne.

- L'influence française demeure pratiquement inexistante, sans doute trop récente [ ...]

En complétant notre raisonnement , nous pouvons avancer que les deux populations ( corse et sarde) ont eu la même origine de peuplement et que cette similitude génétique actuelle n'est autre qu'un reflet d'un patrimoine génétique ancestral commun. Ceci semble confirmé par les nombreuses ressemblances archéologiques sur plusieurs millénaires .

Avec la méthode de "l'admixture", nous retrouvons les associations Corse-Sardaigne-Pays Basque-Afrique du Nord, avec un temps de divergence de 1500 ans minimun, soit au paléolithique supérieur [...]

L'étude récente de l'ADNmit ( Cristofari, 1997; Cristofari et Varesi, 1997 ) basée sur l'utilisation de différents taux de mutation définit une période de peuplement sensiblement égale : 14500 ans." 

 

in L.Varesi, M.Memmi,M.L. Cristiani, G.Mamelli, V.Succo et G.Vona   " Anthropologie moléculaire de la population Corse. La contribution du polymorphisme de dix protéines erythrocytrines et plastiques dans l'étude de la population du nord de la Corse."  BSSHNC no 672-673 , p 131 .

 

Voici donc anthropologiquement , ce qu'est le "peuple Corse historique".

L'on comprendra donc l'extrême injustice de ne pas être reconnu comme peuple alors que les Corses sont l'un des plus anciens d'Europe de l'Ouest, antérieurs aux Celtes par exemple.

Et l'on comprendra que le discours universaliste et cosmopolite de l'Ennemi n'a d'autre objet, pour cette raison, que de nous effacer de la carte.

 

E puru simu quì !

 

 Pierre Dominique Colonna-Cesari 

 

 

 

 

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