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 "La Corse ne sera pas le Kosovo de 2022 !". Ces quelques mots furent déclamés par le docteur Carolaggi devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles de nombreux jeunes, rassemblées pour une réunion publique organisée par la liste indépendantiste Aiacciu Cità Corsa dans le cadre de l'élection municipale dont le premier tour se tiendra le dimanche 25 janvier.

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Le choix des termes et la comparaison des deux contextes, celui de la Corse et celui du Kosovo, ne doit évidemment rien au hasard et traduit une véritable prise de conscience politique quant aux enjeux et aux mécanismes globaux s'appliquant dans ces deux provinces d'Europe. 

 

http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/08/Monast%C3%A8re-Kosove.jpg

 

Deux éléments principaux justifient cette comparaison :

 

Le Kosovo est considéré comme le berceau spirituel  de la nation serbe, une terre parsemée d'églises et de monastères orthodoxes. Suite à un remplacement de population favorisé par le régime communiste yougoslave, les serbes se retrouvent minoritaires sur leur propre terre. Dès le début des années 80, les albanais majoritaires multiplient les revendications appuyées par des violences systèmatique contre les serbes, encouragés par l'état albanais ( communiste-maoïste ) voisin.  

 

L'action géopolitique entreprise dans la région par l'impérialisme occidental a abouti-provisoirement- à l'émergence d'une entité politico-mafieuse controlée par l'OTAN suite à une campagne de bombardements aérien terroristes en 1999. Les services occidentaux, turcs et albanais avaient préalablement formé , financé et encadré une pseudo-Armée de Libération du Kosovo recrutée au sein de réseaux de traficants d'héroine albanais opérant dans toute l'Europe. Le Kosovo héberge aujourd'hui la plus importante base de l'OTAN en Europe, le camp Bondsteel. Il constitue également avec l'Albanie un foyer de recrutement, d'entrainement et de transit pour les jihadistes locaux et internationaux, envoyés ensuite sur differents théatres d'opérations, mais également une base arrière pour des entreprises de déstabilisations des pays voisins ( Macédoine, Grèce ). Le salafisme séoudiens et qatari s'y développe sous le parapluie occidental et les serbes sont victimes d'une véritable épuration éthnique.

 

Le deuxième aspect, le plus important pour la Corse est le rôle de la République Française dans le développement de ce chaos, au nom de l'idéologie des Droits de l'Homme et son corollaire, "l'ingérence humanitaire" , théorisée dès la fin des années 70 par Bernard Kouchner. Une idéologie appliquée à sens unique, en vertu des interêts mondialistes,  servant de justification à l'interventionnisme occidental. Kouchner sera d'ailleurs le premier administrateur civil du Kosovo "indépendant" mais occupé.

 

Remplacement de population, colonisation de peuplement, droit de l'hommisme, manipulation des mafias et autres barbouzes, "ingérence humanitaire" demeurent les constantes des méthodes de gouvernance françaises, sur les plans intérieurs comme extèrieurs, et que la Corse subit depuis trop longtemps.

 

C'est à la lumière de tous ces éléments qui éclipsent largement le contexte politicien local, que doit être appréhendé le mot d'ordre lancé ce mercredi. L'évolution rapide du contexte global, les dynamiques démographiques actuelles rendent on ne peut plus pertinente la comparaison de la situation corse avec celle du Kosovo.

 

http://www.alta-frequenza.com/var/alta/storage/images/l_info/l_actu/le_nationalisme_corse_a_un_tournant_de_son_histoire/19124-1-fre-FR/le_nationalisme_corse_a_un_tournant_de_son_histoire_full_actu.jpg

 

" La Corse ne sera pas le Kosovo de 2022 ! " .Plus que d'ordinaires propos de campagne électorale, cette phrase sera n'en doutons pas le mot d'ordre synthétisant la pensée et guidant l'action du mouvement nationaliste corse pour les années à venir. Une pensée émancipatrice et une action autour desquels seront amenés à se rassembler tous les Corses, quelques aient été leurs affiliations précédentes, répondant à une nécessité rendue vitale par les temps chaotiques à venir.  Et très accessoirement pour les ajacciens, à soutenir Aiacciu Cità Corsa au premier tour de ce scrutin...

 

A Squadra

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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