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   Le mouvement politique nationaliste modéré ( ou modérément nationaliste ) Inseme per a Corsica annonce dans l'hebdomadaire "Arritti" de cette semaine,  son intention " d' en appeler à l'O.N.U." aprés les récentes fins de non-recevoir  exprimées par les différentes autorités françaises quant à l'évolution du dossier corse. Abrogation des arrêtés Miot, refus d'une révision constitutionnelle en vue d'un nouveau statut pour la Corse, refus de la ratification de la charte sur les "langues régionales", l'Etat français a en quelques mois sanctionné de la manière la plus éclatante qui soit  plus de deux décennies de "pragmatisme" et de réformisme pratiqués par le mouvement national corse.Il donne de fait raison à ceux, ultra-minoritaires et considérés comme des utopistes anachroniques, qui défendaient l'idée d'une rupture politique et idéologique avec la République Française. Une ligne en realité clairvoyante qui se manifesta un temps par la mise en place d'une Cunsulta Naziunale ( Assemblée Nationale Provisoire ) élue par un corps electoral corse volontairement constitué.

 

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  Cette initiative symbolique mais véritablement Politique était sensée initier un processus d'auto-émancipation et de dissidence massive de notre peuple vis à vis des institutions coloniales. Mais les expressions politiques  majoritaires du mouvement national ne soutinrent pas une démarche pourtant affirmée dés le début de la LLN contemporaine. Plutôt que d'AFFIRMER la Nation Corse et mettre en place ses institutions politiques, antagonistes et alternatives à celles de l'état français,le choix adopté fut celui d'une intégration au sein du Système dominant, le mouvement national se contentant du role de "syndicats des Corses". Une intégration évidemment accompagnée de l'acceptation des dogmes de la République Française : économie de marché, droit du sol localement traduit par la "communauté de destin" etc...

  Les partis autonomistes sont les expressions politiques actuelles de cet illusoire  triomphe du réformisme, de la prétention  de "gérer la Corse"  et de construire la Nation au sein des institutions de l'Etat français.

 

 

             Assemblée Nationale Provisoire, carte d'identité Corse , premiers symboles d'un processus d'affirmation de souveraineté nationale. L'avenir du nationalisme corse ne réside pas dans la cogestion du désordre établi, mais dans l'organisation de la dissidence de masse .   Pour un printemps Corse, national, radical et social ...

 

 

  Les autonomes-modérés entendent aujourd'hui "internationaliser la question Corse"  en direction de l'O.N.U. et de l'U.E. alors même que cette dernière dévoile chaque jour un peu plus son caractère totalitaire de prison des peuples,au service exclusif du monde de la finance. A l'heure des grands bouleversements qui se profilent à l'horizon, et d'un possible effondrement des cadres institutionnels actuels, la survie du mouvement national et par là-même celle de notre peuple passe plus que jamais par la mise en place d'institutions politiques corses, destinées à incarner,populariser puis réaliser l'idée de souveraineté nationale.

 

INDIPENDENZA SOLA SPERANZA !!

 

A SQUADRA  

 

 

 

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