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     Alors qu'un tsunami de propagande consécutif à la mort de "Madiba" submergeait le monde, les Corses conscients avaient choisi en cette journée de samedi, de sortir de la matrice et participer à la journée de conférences et de débats organisée à Bastia par le cercle "Petru Rocca".

 

Une journée placée sous le signe de la liberté de penser et d'expression, au cours de laquelle était présenté, outre la revue IPATIA éditée par le cercle, un choix conséquent de saines lectures propices à une réflexion sur les thèmes abordés.

 

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  La matinée fut consacrée à une  intervention de Philippe Chiaverini portant sur " les pièges de la décentralisation". Juriste de formation, Mr Chiaverini démontra de manière à la fois technique et pédagogique, l'aspect illusoire de la "liberté surveillée" accordée aux collectivités locales par l'Etat français. Furent expliqués les pouvoirs prépondérants d'un corps préfectoral  lui-même soumis aux pressions du pouvoir politique et de ses affidés, la constitution d'une caste d'élus locaux professionnels déresponsabilisés et obligés de l'Etat, lui servant d'interface vis à vis du peuple, selon le principe colonial classique. Les quelques miettes de pouvoir dévolus aux collectivités locales étant rigoureusement encadrées par l'idéologie du pouvoir central. Ainsi, la CTC a en charge l'entretien et la gestion des bâtiments scolaires mais AUCUN droit de regard sur les programmes éducatifs délivrés à nos enfants. Les "féodalités" locales constituées par un système clientélisme parasitaire ( de nombreux politiciens n'ont jamais travaillé de leur vie ) incarnent l'exacte antithèse de la tradition aristocratique Corse dans laquelle la caste guerrière payait le prix du sang pour la protection du peuple. La décentralisation, simple adaptation d'ordre technique s'oppose donc à une véritable émancipation nationale, d'essence politique. Pour Mr Chiaverini, la France n'est pas ( ou plus ) une Nation mais un Etat, simple rouage administratif au service d'un système global fondé sur la Dette, amené à s'effondrer dans un futur proche ( lorsque pensions de retraites et traitements des fonctionnaires ne seront plus assurés ) et dont il convient de se libérer pour ne pas sombrer.

   Parmi les  pistes de reflexions évoquées, difficilement résumables et qui feront l'objet de publications dans IPATIA, l'une des plus simples et évidentes fut celle du non renouvellement des mandats électifs et l'inéligibilité à vie des politiciens corrompus. Le véritable but de la lutte nationale étant l'édification d'un Etat souverain refusant l'esclavage bancaire.

 

  Pierre-Dominique Colonna Cesari, auteur du l'ouvrage "Le cinquième judicat", dédia son intervention au rapprochement corso-sarde, et à l'édification d'une entité politique souveraine unissant les iles soeurs. Sa démonstration, s'appuyant sur  des éléments historiques, anthropologiques, culturels et géopolitiques, insista sur l'indispensable "riacquistu idéologique" accompagnant une telle entreprise politique. Un combat pour une "vision du monde"  fondé sur l'Etre, opposée au culte actuel de l'Avoir, héritée de notre plus lointain passé et devant guider le futur des peuples latins, selon la conception cyclique portée par le monde de la Tradition. Pour illustrer son propos, Mr Colonna Cesari rappela l'histoire de la famille Rothschild, partie à la conquête du monde par l'usure bancaire. Le seul échec qu'elle connut fut celui de son représentant à Naples, qui buta sur une société fondée sur des clans familiaux, charpentée par les valeurs aristocratiques et catholiques du royaume des Deux-Siciles. Ces caractéristiques anthropologiques et sociales constituent un obstacle évident à l'hégémonie du monde de l'Argent, à l'inverse des sociétés "ouvertes" où priment l'Individu et ses "droits". Ainsi peut on logiquement expliquer l'offensive contre le modèle familial traditionnel du monde méditerranéen mené par les "élites" des capitales européennes et leur volonté de normalisation de nos peuples selon les canons en vigueur du Nouvel Ordre Mondial. 

 

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  L'assistance bénéficia en outre, sur la question corso-sarde, des observations avisées de Mr José Stromboni, auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux origines du peuple Corse réfutant les thèses aujourd'hui prédominantes car politiquement correctes d'un brassage continu et généralisé des populations sur l'ile.

 

  La journée s'est poursuivie et conclue par un débat participatif autour des questions liées à la "communauté de destin" ( immigration, colonisation de peuplement, Islam etc ). Toutes les interventions soulignèrent la nécessité de remettre en cause cette simple adaptation locale du principe français du droit du sol, évoluant vers la notion de "citoyenneté de résidence" excluant de fait la diaspora, au profit d'une conception organique, verticale et traditionnelle basée sur le maintien des lignées. Fut mis en évidence la dimension subversive et mortifère des principes guidant l'action de l'Etat français en Corse.

 

  Plusieurs participants ont également évoqué les conséquences d'une "boboïsation" du mouvement national corse et de son alignement  sur les principes français dont résulterait un décalage avec les aspirations des milieux populaires corses, qui se tourneraient alors vers le Front National. Ce phénomène inquiétant, déjà perceptible lors des dernières consultations électorales, constitue une inconnue supplémentaire de la déjà trés complexe équation politique corse.

 

   Une journée réussie pour le cercle PETRU ROCCA ,riche en réflexions, échanges et prises de contact.

D'autres initiatives de ce type sont d'ores et déjà prévues pour les mois à venir.

 

A Squadra 

 

à lire également : 

 

http://corsicapatrianostra.over-blog.com/article-le-cinquieme-judicat-103745768.html

 

http://corsicapatrianostra.net/index.php?article=162

 

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