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     Depuis quelques jours se développe une démarche issue de "personnalités" de la société civile, intitulée "contre les assassinats et la loi de la jungle" qui  tente, avec l'appui des médias dominants, de mobiliser la Corse sur la question de la dérive mafieuse unanimement constatée sur l'ile. Parmi les signataires de cet appel, quelques vedettes de la section insulaire de la  Ligue des Droits de l'Homme, organisation qui fustige tout recours à des juridictions spéciales pour la lutte contre le crime organisé. Une à priori louable préoccupation, si ce n'est que que, chacun s'en souvient, la LDH cautionna elle-même ce  type de juridiction, utilisée contre de jeunes Corses.

  C'était en 2006, lors du procés des jeunes "Clandestini Corsi " poursuivis pour quelques actions bruyantes n'ayant fait aucune victime. La LDH se porta partie civile auprés d'une cours d'assise spéciale anti-terroriste qui jugea une dizaine de jeunes, dont certains mineurs au moment des faits ( une première en France à l'époque), préalablement lynchés médiatiquement. Elle légitimait ainsi l'existence de telles juridictions mises en oeuvre par l'état français.

 

   La LDH justifia alors son action par la nécéssité "d'une action pédagogique" visant  à "envoyer un message fort" à la société corse ".

Rien de tel apparement aujourd'hui concernant le crime organisé. Ce qui était légitime pour de jeunes corses quelques peu turbulents ne l'est plus pour d'authentiques racketteurs et  assassins présumés.

   Pour la LDH, la déviance idéologique semble donc plus dangereuse que la violence mafieuse. Elle seule justifie l'emploi de moyens extraordinaires de répression.

 

Ce "deux poids deux mesures " fut  dénoncé en son temps par de nombreuses franges du mouvement national, qui, aujourd'hui comme hier, refusent de tomber dans les pièges de ces sectateurs du mondialisme.

 

a Squadra  

 

 

 

Communication du Rinnovu  du 02 02 2006, dénonçant la caution donnée par la LDH à une juridiction d'exception :

 

 

"La Ligue des Droits de l'Homme a récemment annoncé par la voix de Jean Claude Acquaviva son intention de se porter Partie civile dans le procès des Clandestini Corsi.

Rinnovu estime que ce choix de la LDH d'utiliser pour envoyer un message à la société civile une justice d'exception qu'elle dénonce dans le même temps est contradictoire. Par ce choix la ligue porte une caution à cette juridiction dont la police politique sévit chaque jour contre la lutte du peuple Corse. Ce choix risque d'aggraver le verdict, il relève de l' instrumentalisation clairement affichée d'un procès et de ses inculpés à des fins de propagande idéologique. Les jeunes de Clandestini Corsi, dans des prisons parisiennes depuis 600 jours avec des conditions très dures et de fortes pressions d'autres détenus, ont déjà été jugés et condamnés avant même tout procès. Ils deviennent les boucs émissaires d'une situation qui les dépasse largement. Ils subissent par ailleurs les lourdeurs de l'administration pénitentiaires, le cas de Patrice GHIRONI en grève de la faim est révélateur.
Il est impératif que ces jeunes arrêtent de subir un traitement de faveur anti corse. Nous réclamons avec leur famille une véritable justice, sereine et sans traitement d'exception, leur détention provisoire n'ayant que trop duré.
Sur le fond du problème, nous restons persuadé que la dérive de jeunes qui avec une vision restrictive, stigmatisent violemment une communauté, est directement liée à la politique coloniale qui niant notre droit d'exister en tant que peuple nous impose sa politique d'immigration et son modèle d'intégration en échec sur le sol français et qui malheureusement a atteint ses limites en Corse aussi.
"

 

 

 

 

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