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Les débats engagés à l'Assemblée de Corse depuis le début de la présente mandature, à l'initiative des nationalistes et portant sur leurs principales revendications, semblent aboutir à un consensus assez large au sein de la classe politique insulaire. Chacun sait toutefois que les options retenues n'ont quasiment aucune chance d'être acceptées par les instances décisionnelles de l'Etat français et de l'Union Européenne. La vocation de ces deux institutions n'étant pas de défendre et préserver les peuples d'Europe mais au contraire de les broyer sous le rouleau compresseur du libéralisme social et sociétal. Le "droit à l'accés à la propriété" et "l'égalité devant la loi" ne sauraient souffrir de la moindre restriction.

  Au milieu des inepties et  gesticulations politiciennes relayées par les médias locaux, il convient de s'attarder sur les propos, trés idéologiques, de Maria Giudicelli, élue du Front de Gauche à l'assemblée de Corse :

 

« En tant qu’élue du Front de Gauche et humaniste, je considère que tout homme qui pose les pieds sur cette terre, parce qu’il s’engage dans une communauté de destin, doit pouvoir accéder aux droits fondamentaux, dont celui de se loger. Ma référence est un projet de vie, c’est-à-dire acquérir une résidence à titre principal, et non une antériorité de résidence ».

 

  Contrairement à tant de politiciens aux convictions flottantes et soumises à leurs intêrets électoraux immédiats, Mme Guidicelli applique rigoureusement les principes, résumés par ces deux phrases, du Front de Gauche, mouvement pseudo-oppositionnel mis en place sous l'égide du franc-maçon trotskiste Mélanchon à partir des débris du PCF.

  Le terme "humaniste" est évidemment un synonyme de "mondialiste", en relation avec l'idée de "citoyens du Monde" portée par ce type d'organisation. Le jacobinisme républicain du FDG  n'étant qu'une préfiguration d'un projet global de déracinement généralisé des populations.

  La notion de "communauté de destin", adoptée par le mouvement nationaliste  au cours des années 80 pour tenter d'assimiler les "Corses d'adoption", alors encore minoritaires, est en outre récupérée par Mme Guidicelli et brandie comme un étandard du refus de toute notion d'antériorité, c'est à dire toute idée de peuple Corse historique ayant des droits spécifiques et légitimes sur sa terre. Un détournement sémantique visant à brouiller les esprits, au service d'une orientation politique aux antipodes des fondements de la lutte nationale Corse depuis son origine.

 

Maria Guidicelli et le Front de Gauche font de la "commuauté de destin" un étendard...

 

Le Front de Gauche et, de manière générale, les partis français en Corse défendent des orientations et une conception du monde viscéralement opposés à  toute idée authentiquement nationale. Leurs projets politiques et ceux du mouvement national ne sont pas miscibles et les choix cruciaux qui s'annoncent pour l'avenir immédiat de notre pays mettront en lumière  la persistance d'un antagonisme idéologique irréductible entre Eux et Nous.

   Ils mettront en pièces toute illusion d'un consensus fondé sur le pragmatisme et la dépolitisation de la Question Corse.

 

A Squadra

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