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 http://corse.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/parlemu_corsu_1.jpg?itok=JiMH781d

 

     Le vote de l'Assemblée de Corse sur la coofficialité de notre langue continue de susciter prises de position et polémiques, alors même que les autorités françaises, par la voix du  ministre Valls, ont opposé une fin de non-recevoir à toute avancée dans ce domaine.

 

Partisans et adversaires de la coofficialité, tels des garnements se disputant les faveurs de leurs parents, multiplient les lettres ouvertes, manifestes et rencontres  avec les gens "qui comptent" au sein des instances décisionnelles de la République Française.

 

  L'association "France-Corse" fait le forcing auprés de politiciens, journalistes, juristes, essayistes afin de faire capoter toute tentative d'évolution, tant pour la langue que pour un éventuel nouveau statut de la Corse . Au nom des principes de la République, du refus de la discrimination et de la démocratie bien évidemment. Certains membres de l'associu n'hésitent d'ailleurs pas à remercier les enseignants qui, durant leur enfance, leur interdisaient de parler corse... 

 

  De l'autre côté, un groupe d'universitaires, journalistes, chefs d'entreprises et autres responsables associatifs, s'adressent directement au chef de l'Etat français, par le biais d'un manifeste publié par l'héddomadaire de la gauche caviar Le Nouvel Observateur. Brandissant le spectre du montée de "l'extrémisme", les signataires du texte intitulé  "Corses, nous demandons à Hollande de soutenir le processus démocratique sur l'ile"  rappellent à François Hollande son engagement n° 56 sur la ratification des langues régionales et le vote ultra majoritaires de l'Assemblée de Corse pour la coofficialité.

 

Si les deux démarches se réclament des mêmes principes démocratiques et républicains, la légitimité appartient sans conteste aux auteurs du manifeste qui appuient leur argumentation sur les résultats d'un véritable débat, digne et apaisé, instauré en  Corse.

 

Les momies de "France-Corse" remporteront probablement le match de la coofficialité.

http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/article-taille-normale-nm/image-coraja12q400_paf_france-corse.jpg 

 

  Mais l'on peut escompter, sans risque aucun de se tromper, que ce sont les momies de la fantomatique association "France-Corse " qui remporteront le match. Car leur action s'inscrit dans les principes implicites, omniscients et intangibles qui fondent l'idéologie mondialiste dont les institutions et cadres politiques de la République française sont les instruments.

  Les Corses ne sont pas une "minorité visible" pouvant être utilisée contre la majorité "de souche". Ils ne détiennent aucun des leviers de pouvoir occultes qui controlent de fait la vie politique hexagonale. Ils font au contraire partie des peuples Européens historiques, ceux à qui le Système mène une guerre totale et dont l'éradication culturelle, spirituelle et ethnique constitue le but ultime de la "gouvernance globale". Comme a feint de le découvrir  le chef de clan pro-français Giacobbi, la France « n’est pas un pays normal, elle est un pays avec une structure étrange, une sorte d’intolérance à la diversité et à l’identité de ses régions ». Et comme il le sait parfaitement, la République que sa famille sert depuis tant de décénnies poursuivra sa logique implacable, malgré tous les BIG ALI exhibés dans les soirées militantes par des stratèges au petit pied dans le but d'amadouer le pouvoir.

 

  Le dénouement prochain et prévisible  de cette séquence politique mettra un terme à toutes les velléités de dissocier combat idéologique et revendications culturelles.

 

  Le combat pour la langue et celui pour l'émancipation nationale ne font qu'un. Ils ne sauraient être disjoints et s'inscrivent dans une confrontation globale opposant l'Europe des Peuples à la dictature libérale et son projet totalitaire dans lequel le sort des Corses s'apparente à celui des Indiens d'Amérique.

 

A Squadra

 

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