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  L'adoption du PADDUC par l'assemblée de Corse à l'issue d'un votre ultra-majoritaire des élus a relancé la thèse pernicieuse car à priori séduisante d'un "camp progressiste", unissant face à la droite affairiste, la gauche insulaire pro-française et les formations nationalistes au nom de valeurs et d'intérêts politiques partagés. Des tentatives de rapprochements officiels ont été amorcées, pour l'heure sans succès, à l'occasion des derniers scrutins municipaux, à Purti Vechju et Aiacciu. Dans la cité impériale, où l'élection a été invalidée pour cause de fraude massive, les manoeuvres visant à satelliser le mouvement national (électorat et structures ) autour de la gauche municipale ( incluant PS et PCF ) sont essentiellement le fait du groupuscule trotskiste dénommé Aiaccini.

  Une telle configuration serait ensuite  amenée à se pérenniser et se généraliser, notamment lors des élections territoriales de 2015, sur la base des avancées obtenues sur les dossiers de la langue corse ( cooficialité ) et du foncier ( statut de résidents).  Cette illusion d'optique quant à la pertinence et la popularité de telles alliances est au contraire de nature à provoquer un véritable effondrement du camp national, et notamment de ses tendances indépendantistes.

 

Il est en effet évident que quelle que soit l'importance des questions précédemment évoquées, celles-ci ne sont pas perçues comme fondamentales par une grande partie de la population. Pour les classes populaires et précarisées, elles s'effacent totalement derrière ce qui constitue le coeur nucléaire des politiques de gauche : l'immigrationnisme, la préférence étrangère et le remplacement de population, théorisés par les cercles dirigeants parisiens et internationaux.

 

La gauche insulaire, y compris celle qui pour des raisons de survie clanique, se drape de corsisme, n'est en aucune façon déconnectée de ses homologues hexagonales et européennes. Ses orientations fondamentales demeurent intangibles, non soumise à négociations, et ce, jusqu'au niveau micro-local. Ses éventuels partenaires ne sauraient se soustraire à ses dogmes et mots d'ordres.

Les plus fragiles des Corses, ceux confrontés au dumping social, à la  "banlieurisation" de leur cadre de vie, réduits au rôle de spectateurs de leur propre marginalisation, n'oublient pas l'une des premières résolutions adoptée par l'Assemblée de Corse lors de l'actuelle mandature, à l'initiative des élus du Parti Communiste Français :  déclarer  la Corse, "terre sans expulsion ", au nom -entre autres- de la "place des sans-papiers dans l'économie insulaire". Un message clair, un appel d'air à tous les déshérités du monde à se considérer comme "chez eux chez nous"  conforme à l'idéologie et la ligne suivie de manière totalitaire partout en Europe, contre la volonté des peuples et du monde du travail.  Sur tous ces thèmes, le peuple Corse dans son immense majorité exige des réponses et une opposition nationale aux menées de la gauche.

 

L'idée d'un "camp progressiste", au sein duquel  se placeraient les organisations politiques nationalistes en échange de promesses et de quelques strapontins, est un leurre susceptible d'accélérer la migration déjà amorcée de leur électorat vers le Front National et par là même, leur dépérissement  à moyen terme. Ce qui constitue l'un des buts possible de certains faux-amis du mouvement national, membres d'officines mondialistes liées au pouvoir français, oeuvrant en réalité à une normalisation de la Corse et de sa vie politique.

 

L'un des axes principaux d'une lutte de libération nationale conséquente,  rassemblant de larges pans de notre peuple et débordant les autonomodérés est sans conteste un combat résolu et frontal contre la gauche, le marxisme culturel et sociétal qu'elle défend et représente en Corse, comme ailleurs.

 

A Squadra

 

 

 

 

 

 

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