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   Une rencontre autour du projet de statut du résident était organisée conjointement par la municipalité de Bastia et l'organisation mondialiste "Ligue des Droits de L'Homme" ce samedi 7 juin .

 

Quelques dizaines de personnes se sont donc retrouvées à la salle polyvalente de Lupinu pour prendre connaissance de la "feuille de route" de la LDH définissant  très précisément les limites aux delà desquelles les acteurs politiques comme les simples citoyens seraient susceptibles de basculer dans le politiquement incorrect et donc  de se voir bannis du "Cercle de la Raison". Signe de l'importance idéologique du débat , la LDH avait mobilisé ses cadres locaux, hexagonaux ainsi qu'un juriste universitaire.

 

L'assistance, quasi- exclusivement  composée de responsables politiques ou syndicaux et de "personnalités qui comptent" ( ou qui croient compter )  entendit d'abord religieusement les intervenants s'inquiéter " d'une préoccupante montée de l'extrême droite en Europe", dynamique traduisant en réalité le refus des peuples du vieux continent de se soumettre aux injonctions de la "Gouvernance Globale".

 

Cette mise en condition effectuée, les membres de la LDH développèrent leur propos sur le statut de résident auquel ils entendent ôter toute référence ethno-culturelle,  le réduisant à une simple variante locale du droit du sol français. Une option acceptée par la majorité de l'assistance à l'exception des représentants de Corsica Libera , Mrs Talamoni et Simoni, qui défendirent la position de leur mouvement sur le thème de la diaspora, partie intégrante du peuple Corse et  devant donc bénéficier de dispositions spéciales au sein du statut de résident. Un principe inaceptable pour la LDH car établissant une discrimination  entre non-résidents, au nom du désormais très incorrect "jus sanguinis" . Et la discrimination ( c'est à dire le choix ,dans ce cas décidé par la Corse ) est l'un des péchés le plus graves de la religion mondialiste à laquelle font allégeance la République Française, l'Union Européenne et les autonomodérés insulaires.

 

                             La diaspora Corse, objet d'une lutte idéologique à mener sans concession...

http://www.massalire.fr/couverture/le_panier_village_corse_a_marseille.jpg

 

Ce type d' argumentation juridico-morale inspiré des Etats Unis caractérise le système de domination occidental actuel, le Droit et la Morale émanant directement du Pouvoir et de ses principes, en l'occurrence le libéralisme social et sociétal.

 

Malgré toutes leurs pirouettes et circonvolutions, les dirigeants de Corsica Libera ne parviendront pas à amadouer le tribunal " droitsd'lhommiste" sans renier  l'un des fondements du nationalisme : la lutte pour  la survie du peuple corse historique. Ils doivent donc s'attendre à des offensives politico-médiatiques assimilant leur mouvance à  la terrible "extrême droite" , se surajoutant à la répression quotidienne dont elle fait déjà l'objet, et ce, alors même que les indépendantistes sont à l'origine de toutes les initiatives politiques actuelles censées débloquer la situation;

 

Cette diabolisation, savamment gérée et combattue frontalement , est en revanche susceptible de positionner par contre-coup les indépendantistes comme incarnant la Voix du Peuple face à un Système honni par une part croissante de la population . Ce tournant national-populiste assumé, impulsé par la base militante et sympathisante, empêchera de fait la possible transhumance d'une partie de l'électorat vers le Front National, permettra de faire pièce à un courant autonomodéré pour l'heure en position d'hégémonie arrogante, et, in fine, de repopulariser l'idée d'Indépendance.

 

 

      A Squadra 

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