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    Le dépôt des armes annoncé le 15 juin dernier par le FLNC Union des Combattants ne semble pas pour l'heure avoir suscité la moindre réaction positive émanant du pouvoir français. Celui-ci multiplie au contraire les actes publics de mépris  à l'encontre des Corses pris dans leur ensemble, l'un des derniers en date étant perpétré par le premier ministre lui-même qui ridiculisa les "socio-professionnels" insulaires venus quémander réparation suite aux manquements de l'état au cours du dernier conflit SNCM . Les Corses ne font pas partie des communautés "qui comptent" au sein de la République Française. Leurs pseudo-réseaux n'ont en réalité d'autres fonction que d'encadrer la population et d'assurer la tranquillité du régime tandis que le rôle réel de l'Assemblée de Corse se révèle chaque jour un peu plus : celui d' un simple hochet destiné à donner l'illusion aux Corses qu'ils pourraient un tant soit peu maitriser leur avenir.

 

http://media.rtl.fr/cache/4Go8WLeaeqHuH3h4hdlcFw/795x530-2/online/image/2014/0625/7772861848_des-communiques-de-presse-du-flnc-le-front-de-liberation-nationale-de-la-corse-le-19-decembre-2012-archives.jpg

Si dérisoires que soient les capacités militaires de ses différentes expressions, si symboliques que demeuraient ces dernières années les actions de propagande armées, le FLNC incarnait avant tout et par sa seule existence  un concept, une Idée :  la Souveraineté Nationale, une légitimité historique issue du peuple, échappant aux cadres institutionnels et idéologiques de l'occupant, constituant un MYTHE fondateur et mobilisateur (  même si la réalité a sans aucun doute bien souvent contredit le mythe ). Chacun garde en mémoire la teneur souvent très politiquement incorrecte de nombreux communiqués diffusés ces dernières années, loin de ceux, alambiqués, des structures publiques. 

 

La fin de la clandestinité armée ne saurait signifier celle de la recherche  d'espaces de souveraineté incarnant les aspirations du peuple Corse et sous-tendant sa lutte. Plusieurs responsables indépendantistes ont évoqué ce transfert conceptuel, de la résistance armée à la mise en place d'une "légalité corse" s'opposant frontalement à celle de l'occupant, à partir notamment d'élus locaux qui feraient appliquer les décisions de l'Assemblée de Corse en violation des lois de la République Française.

    Cette démarche porteuse viserait à susciter un "Bloc National Corse" ,opposé au Front Colonial ( celui-ci incluant dans le domaine social les syndicats français présents sur l'ile comme le revendiqua fièrement un apparatchik de la CGT qualifiant le STC "d'adversaire").

 

La lutte de masse antagoniste ne peut cependant se concevoir sans un soubassement idéologique lui-même antagoniste aux  valeurs et principes de l'occupant, auquel cas elle se réduirait à un simple marchandage d'épiciers préalable à un "partage du gateau" dont on a pu voir les désastreux et sanglants effets il y a une vingtaine d'années. Le combat IDEOLOGIQUE, largement négligé jusqu'alors, par conviction ou par stratégie conciliatrice, se situe  donc désormais au centre de la Lutte de Libération Nationale .

Et là apparait la principale contradiction de la stratégie des partis nationalistes. Car comment imaginer un seul instant que leurs collègues élus de la République française à  la CTC, puissent, au nom des interêts collectifs vitaux de notre peuple, se retourner contre un régime dont ils partagent les valeurs et qui, pour certains, les nourrit grassement depuis des décennies, ne serait-ce qu'en démissionant de manière symbolique ?  Car en toute logique, le "Bloc National Corse" espéré ( fantasmé ?) remettrait en cause, à travers les décisions prises par la CTC, les principes fondamentaux du Système : le droit de propriété et la liberté de circulation des biens, des personnes et des capitaux.

 

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Si la contestation peut être menée à l'intérieur des institutions coloniales, l'affirmation de principes de souveraineté et la mise en place des moyens de leur application ( contre la spoliation, la colonisation de peuplement, l'hégémonie des logiques financières, pour l'internationnalisation de la question Corse ou la mise en place d'une monnaie nationale,etc...  ) est intimement liée à l'émergence d'espaces de Dissidence, "d'administration parallèle",et de centres de décisions  distincts de ceux de l'occupant et produisant une légalité corse, tels que préconisés dès les débuts de la LLN. Cette orientation et tous les développements qu'elle implique se mettant en oeuvre progressivement et parallellement à l'effondrement déjà bien engagé de la République Française .

 

Tels sont les principes, unitaires et révolutionnaires, aujourd'hui défendus par le groupe  "PER L'INDIPENDENZA" et proposés au débat public .

 

A LIBERTA UN SI DUMANDA , SI PIGLIA !!

 

A SQUADRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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