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Notre ami Jean Paya Castellani, militant associatif engagé dans la lutte nationale réagit à un article d'Edmond Simeoni au sujet d'une conférence sur "La violence en Corse" donnée pr des "personnalités autorisées".

 

Le compte rendu  d'Edmond Simeoni :

 

"Mercredi 6 novembre a été organisé à l'Espace Diamant, à Ajaccio, une conférence-débat -dirigé par Patrice Antona- de RCFM qui a attiré un public nombreux. Les invités étaient de qualité: Antoine Marie Graziani, historien, Sampiero Sanguinetti, journaliste, Jacques Follorou, écrivain et journaliste, et Xavier Crettiez, Professeur agrégé de science politique à l’université de Versailles – Saint Quentin. Ces personnalités connaissent bien la Corse sous ces différents aspects et ils l'ont prouvé par leurs ouvrages, leurs articles, publications, reportages qui ont témoigné de leurs recherches et de leurs résultats. 
Leurs exposés ciblés ont examiné le thème de la violence sous ces différents aspects : violence politique, économique et sociale, historique, de droit commun ont été analysées puis, ont servi d'introduction à un large débat. Cette réunion ne pouvait prétendre traiter de façon exhaustive un problème dont l'ampleur, la diversité, l'intrication dans la société, la résonance dans l'hexagone et en Europe, mais aussi l'aggravation de toutes les violences dans le monde ne permettent pas une appréhension complète. Cependant, un certain nombre de lignes de forces sont apparues:
* l'aggravation de la violence depuis 40 ans dans l'île où il existe, comme en Méditerranée, depuis des siècles.
* le terreau favorable qu'ont été l'introduction de l'argent dans une île en retard, le clanisme, la politique de mise en valeur, les défaillances de l'Etat.
* l'inadaptation des outils pour lutter contre ce fléau.
Bien entendu, le thème de la mafia a suscité la controverse mais tout un chacun a admis qu'il existait en Corse des pratiques et des dérives qui, pour certains constituaient déjà la mafia tandis que d'autres y voyaient ses signes précurseurs.
Le pari a été gagné en révélant et les compétences des intervenants et l'intérêt majeur d'une partie de la population qui attend des signes concrets d'une volonté de lutter contre la violence. Celle-ci ne peut être ni instrumentalisée, ni minorée voir niée. Elle est omniprésente et la diminution du fléau, sinon son éradication, ne peuvent venir que d'une implication totale de la société Corse avec un canevas simple:
*l'état des lieux des diverses violences ; leur historique, la prospective.
*les responsabilités majeures de l'Etat qui gouverne sans partage l'île depuis plus de 200 ans mais aussi du clientélisme, sans omettre les responsabilités du peuple corse lui-même.
*L'Etat doit assumer ses responsabilités régaliennes et la Corse, celles qui sont politiques avec :
- la réhabilitation de la démocratie et les valeurs humanistes doivent être au centre du processus
- la modernisation des institutions (autonomie de l'île et lutte contre le clanisme).
-l'éducation et la formation des hommes,
-un développement durable, maîtrisé, plus équitable
-une large ouverture sur la Méditerranée, l'Europe et le Monde.
Le challenge est exaltant, complexe ; seuls les bateleurs et les démagogues peuvent promettre des solutions à court terme. Notre société archaïque, les erreurs de développement, le laxisme, les accommodements avec la morale, l'adémocratie peuvent permettre des envolées lyriques, des promesses fallacieuses mais seuls la volonté et le temps aideront à construire une Corse émancipée, ouverte, responsable et solidaire, fraternelle, libre. "

La réaction de Jean Paya Castellani :


"Pourquoi partir d'un à-priori "notre société archaîque " en parlant de la Corse , pourquoi ne pas parler à-priori d'un état français décadent ? Nous n'avons plus rien à attendre d'un état qui nous méprise depuis plus de 200 ans . Comme vous le dîtes, la première violence, c'est celle de l'état fançais qui a toujours cherché à nous affaiblir en nous divisant, en envoyant nos aïeux se faire tuer dans des guerres qui ne les concernaient que de très loin. C'est la même violence qui nous a imposé des lois iniques qui ont mis notre société à genoux et ont forcé nos ancêtres à partir pour pouvoir survivre. 
Cette violence, elle s'exerce toujours aujourd'hui en emprisonnant des innocents à l'aide de trbunaux d'exceptions aux ordres des gouvernements français, de droite comme de gauche.
C'est la violence faite à notre peuple par l'immigration de 5000 nouveaux arrivants par an depuis une quinzaine d'années pour diluer notre identité et notre Nation.
Cette violence,elle s'exerce toujours avec le développement de passe-droits pour réaliser des projets immobiliers douteux.
Cette violence,c'est aussi celle d'une police d'état qui préfère s'en prendre à une jeunesse idéaliste plutôt que de chercher à arrêter les assassins.
Cette violence a créé notre état de sous-développement en entretenant un marasme économique par des politiques vouées à l'echec comme celle du tout tourisme, avide de profits immédiats.
Cette violence est permanente, plus ou moins sournoise, omniprésente, insidieuse, policière, étatique, juridique, économique.
J'ai beaucoup de respect pour vous Mr Simeoni, et c'est parce que je vous respecte que je me dois de vous poser la question : après avoir vous-même allumé la mèche de la révolte, vous voudriez aujourd'hui courber l'échine et rentrer dans le rang. Est ce le poids des ans, ou la perspective d'un fils qui cherche à s'accommoder du système français pour se faire élire à la tête de la deuxième ville de Corse qui vous amène à renoncer ?
Je suis revenu vivre ans mon ile pour y retrouver une forme de paix, reprendre la maison familiale et relancer la propriété. Quelle aide ai-je trouvé ? Aucune ! Aucune ! Des obstacles administratifs, des contraintes de tous ordres en même temps qu'on m'explIquait qu'il pouvait y avoir des arrangements. Pourquoi des arrangement alors que je n'aspire qu'à reprendre le fil interrompu de la présence de ma famille sur ses terres ancestrales, pourquoi des arrangements alors que ma grand-mère, veuve ,a été contrainte de quitter la Corse pour pouvoir élever ses trois enfants, pourquoi des arrangements alors que l'école française m'a endoctriné, caché la vérité et qu'il m a fallu tout apprendre par moi-même ? Pourquoi pas une aide au nom de la réparation des préjudices faits à toutes ces familles qui vivaient en paix sur leur ile, et qui ont vu délibérement compromettre leur avenir .
Vous connaissez surement mieux l'histoire que moi , cela nous épargnera la longue litanie des méfaits de la France en Corse, des partages entre coquins, des pillages de notre richesse sans contre partie.
Alors oui , je suis revenu vivre en paix, mais je ne crois pas une seconde que la France m'y aidera et je suis prêt à reprendre les armes s'il le faut pour espérer offrir un avenir meilleur à mes enfants et petits enfants sur une terre libérée d'un état français qui exerce sa violence au quotidien. Notre chance , c'est que nous n'aurons bientôt plus rien à perdre , tellement nous avons été spoliés, et ce jour là, malheureusement pour les victimes , la question de la violence ne se posera plus, elle s'imposera !" 

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