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http://www.publicsenat.fr/sites/default/files/imagecache/article-photo-large/f6a5daea97582f7f07fa654cf7df4edde7d3325b9.jpg 

 

  Près de 30 000 bretons ont défilé ce samedi 27 septembre dans les rues de Nantes, pour exiger le réunification de la Bretagne historique, incluant la région nantaise. Derrière les centaines de joueurs de biniou ouvrant le cortège, la banderole principale proclamait un message sans équivoque : "Nous sommes une Nation". Les manifestants s'opposent au projet de réforme territoriale du gouvernement français, d'inspiration technocratique et mondialiste, qui sous couvert de simplification administrative et d'économies budgétaires, vise à empêcher tout renouveau d'un sentiment identitaire ou national au sein des peuples historiques vivant sous la juridiction de la République Française.

 

Cette mobilisation s'inscrit dans le sillage du mouvement insurrectionnel national-populiste des Bonnets Rouges qui en octobre 2013, se dressa contre le racket fiscal et l'avalanche de plans sociaux touchant le secteur de l'agro-alimentaire. La détermination des Bonnets Rouges obligea le gouvernement français à ajourner l'opération  "écotaxe", concoctée en 2011 par le gouvernement Fillon et le conglomérat financier Ecomouv ( regroupant Autostrada per l'Italia,filiale de Benetton, SFR, Thalès et la SNCF), chargé de l'installation et l'exploitation des portiques écotaxes . La juteuse opération était censée rapporter 1,2 milliard d'euros par an à l'état français ( sur l'ensemble de l'hexagone) et 2,8 milliards d'euros sur onze ans à Ecomouv ( pour un investissement de 650 millions d'euros).  Une dizaine de portiques ainsi que de nombreux radars fixes seront incendiés ou détériorés à la suite de manifestations massives et musclées.

Percevant le caractère éminemment moral et sain de ce mouvement de révolte, l'Eglise Catholique, par la voix de l'évêque de Vannes Mgr Centenne, apportera son soutien aux Bonnets Rouges.

 

Le pouvoir français et les potentats socialistes locaux tentent depuis un an de briser la dynamique nationaliste engendrée par la contestation selon les procédés classiques de la "gestion de crise" : cooptation et retournement des principaux dirigeants, campagne de désinformation des médias du régime, enfumage politicien ( le" Pacte pour la Bretagne" d'Ayrault ), activation de supplétifs gauchistes, répression ciblée visant à isoler les éléments les plus combattifs et politiquement conscients.

 

      "La France, en sortir c'est s'en sortir !" . Nos camarades d'ADSAV, à l'avant-garde de la lutte nationaliste bretonne.

http://adsav.org/images/9-congres-2008/ronan-le-gall-congres-adsav-ppb.jpg

 

Le 18 septembre dernier, le tribunal correctionnel de Rennes condamnait quatre Bonnets Rouges à des peines de prison ferme, justifiant la sentence par les convictions indépendantistes des prévenus, proches ou membres du parti nationaliste ADSAV. L'appareil judiciaire français a donc, par delà les revendications catégorielles, parfaitement "désigné l'Ennemi" : la conscience ethnique bretonne et l'aspiration à un destin national dans une Europe des Peuples.

 

Le 19 septembre au soir, des agriculteurs incendiaient le Centre de la MSA et le Centre des Impôts de Morlaix ( Finistère ) .

 

Le 23 septembre, le Centre des finances publiques de Questimbert, dans le Morbihan, était pris pour cible par le mouvement clandestin ARB ( Argad Resistance Bretonne) .

 

Nationale, Sociale, Radicale, la résistance multiforme du peuple Breton porte en elle-même les germes d'un renouveau politique fondé sur l'idée d'Emancipation et de rupture avec un régime à la fois jacobin et mondialiste à bout de souffle, lancé dans une fuite en avant totalitaire préalable à son inéluctable effondrement.

 

A Squadra

 

 

 

Le message de soutien de Mgr Centène, évêque de Vannes, aux Bonnets Rouges ( 30 octobre 2013 ) 

 

http://www.riposte-catholique.fr/medias/2013/11/Cent%C3%A8ne.jpg

 

 Samedi dernier, des heurts violents ont opposé en Finistère manifestants et forces de l’ordre, au prix de blessés graves auxquels nous adressons personnellement aujourd’hui toute notre solidarité et l’assurance de nos prières pour leur rétablissement. J’appelle les Bretons à manifester concrètement leur solidarité envers ces travailleurs que menacent aujourd’hui la précarité et le chômage.

Le point  de cristallisation des colères se fait aujourd’hui sur les portails « écotaxe » mais le désarroi et le désespoir sont, plus largement, la conséquence du « matraquage  fiscal » généralisé qui empêche une part croissante de la population de vivre dignement de son travail. Les entreprises elles-mêmes sont prises à la gorge par une mondialisation sauvage effrénée qui les contraint à mettre la clef sous la porte les unes après les autres, victimes d’une concurrence déloyale.

En 2013, comme en 1675 lors de la Révolte des Bonnets rouges, ce sont les mêmes raisons qui poussent nos compatriotes à se lever : le travail –  leur travail –  est pour eux source et synonyme d’identité et de dignité. Le sursaut salvateur de leur identité et de leur dignité est sans doute ce qui explique le mieux leur soulèvement et leur forte détermination.

« Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger » disait le poète latin Térence. C’est le même constat qui nous pousse aujourd’hui à manifester notre solidarité aux personnes qui occupent les voies de circulation pour préserver la liberté constitutionnelle d’aller et venir mais surtout, pour les employés, la liberté de posséder une partie raisonnable du fruit de leur travail et, pour les employeurs, la possibilité de constituer une trésorerie suffisante pour investir et embaucher.

Les crises économiques et sociétales qui divisent depuis plusieurs années les Français ou les opposent à leurs gouvernants sont en partie dues à l’ignorance ou au refus de ce que doit être une véritable action politique : une attention, non seulement à l’intérêt général, mais surtout au « Bien commun », c’est-à-dire au bien de tous les hommes et de tout l’homme : l’homme, la femme, les enfants, ne peuvent se réduire à des objets de consommation égoïste pas plus qu’ils ne peuvent être réduits en esclavage par un ultra-libéralisme sauvage et agressif que ne parvient plus à maîtriser un Etat affaibli, qui s’est volontairement soumis aux directives supranationales d’une Union européenne ultra-libérale.

Samedi prochain, à Quimper ou en Morbihan, de grandes manifestations s’annoncent pour tenter de sauver une Bretagne au bord de l’asphyxie. Ne croyons pas que les problèmes rencontrés par les agriculteurs ou les routiers soient catégoriels et régionaux.Le bien légitime des uns est aussi celui du corps social tout entier. C’est pourquoi j’encourage tous les Morbihannais, soucieux du bien des autres, au-delà de leurs diverses sensibilités, à manifester leur solidarité et leur engagement altruiste de la manière qu’ils jugeront la plus utile.

En ces jours où nous prions les Saints de Bretagne et les défunts de nos familles, et à l’occasion du 500ème anniversaire de sa mort, qu’Anne de Bretagne soit pour nous un guide, elle qui fit graver dans le marbre de son contrat de mariage « pas d’octroi sur mes terres », ce qui vaut encore aux Bretons aujourd’hui la gratuité de leurs voies expresses… »

 

 

 

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