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Un groupe de "militants de base" du mouvement national nous propose cette réflexion  autour d'une pratique "internationaliste" de la LLN porteuse de réelles perspectives politiques . Un propos marqué par la prise en compte du contexte et des enjeux globaux dont ne saurait s'extraire la mouvance nationale corse.

 

A Squadra 

 

 

http://www.adsav.org/images/europe-des-peuples-adsav.jpg

La Corse et les enjeux européens 

 

La Lutte de Libération Nationale, telle qu'elle doit être conçue,n'est pas un égoîsme nationaliste. C'est aussi une doctrine Européenne parce que le mal réel qui nous ronge n'est pas le fait unique de l'Etat français. Au delà de sa responsabilité coloniale, il n'est lui-même, tel un malade infectieux, qu'un vecteur du fléau de la Subversion mondialiste. D'autres états en sont victimes, d'autres cultures européennes sont menacées. 

 

Outre les habituelles considérations historiques,linguistiques,ethniques, sociales et culturelles le fait est que nous devons abandonner cette nation parasitaire et parasitée qu'est la France, pour notre simple survie.

Au vu des circonstances, la question de notre souveraineté ne s'appuie pas sur un référendum faussé d'avance mais sur la volonté, les moyens,le moment pour se saisir du pouvoir sur notre terre. En inversant l'approche du politique, nous pouvons retourner la situation en notre faveur. La conjoncture internationale chaotique et le contexte sociologique nous sont favorables.

La conjoncture, ou disons la destinée ne donne pas naîvement pour mission à la Corse de se sauver seule mais de rendre espoir à des millions d'Européens en devenant le premier morceau d'Europe occidentale libéré. Au moment du délitement de nos sociétés, notre combat lance sur tout le continent un appel aux destins particuliers refusant ces processus de décadence. Et c'est en réalité la seule stratégie susceptible de nous donner une indépendance concrête. Cet  "Internationalisme" est la seule façon de changer les règles du jeu et que la lutte pour la souveraineté ne passe pas par des négociations accompagnées de prébendes distribuées.

 

La montée des tensions dans la région, la crise économique, les alliés internationaux  et une certaine "invisibilité" de la Corse à l'echelle géopolitique constituent des éléments essentiels du processus. De même, il est plus facile de saisir le pouvoir au sein d'une population de 300 000 habitantsdont une large part demeure allogène, donc sans légitimité politique, que de s'emparer ,à fortiori démocratiquement ,d'une des premières puissances mondiales.

 

Parce que nous aurons décidés d'être nous-mêmes, des centaines de milliers de militants européens tourneront leur regard vers la Corse qui deviendra de fait le bastion de la dissidence en Europe.

 

Dans notre définition de l'ennemi, comme dans celle des alliés, il convient de tenir compte du fait anthropologique Corse, base de toute approche politique réaliste. Les communistes internationalistes italiens ou catalans connaissent la psychologie du peuple Corse. Elle leur est particulièrement antipathique, et ce,malgré les discours lénifiant et les salamalecs que l'on peut entendre de part et d'autres aux Ghjurnate Internaziunale di Corti . Hormis quelques naîfs ou ignorants, chacun sait qu'il n'y a rien à attendre des gauchistes étrangers. Par leur attachement à des valeurs "réactionnaires ", les Corses représentent la quintessence de ce que les "rouges" abhorrent.

 

En conséquence, c'est vers d'autres mouvances et mouvements, dissidents, nationnalistes-révolutionnaires et populistes que doit se tourner la recherche d'alliés et soutiens, voire d'états se situant dans l'axe de la résistance à l'hégémonisme occidental.

 

Si  l'on se penche sur les enjeux contemporains, une question s'impose : la LLN actuelle a-t-elle des alliés solides ? La réponse est NON . Les mouvements nationalistes peuvent continuer leur théâtre durant des années à Corti , interpellant l'autre pour se parler à eux-mêmes , comme dans un miroir. 

Viendra peut-être le moment  où l'on aura besoin d'alliés et de soutiens étrangers et donc celui des choix réalistes.

 

Mais c'est uniquement de volonté dont nous avons besoin. Toutes les armes et tous les alliés du monde ne sont jamais que les subalternes de notre volonté.

 

 

 

 

 

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