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  Les péripéties et micro-polémiques électorales de ces dernières semaines comme le rapprochement entre le courant autonomodéré et la gauche française ont relayé au second plan un aspect capital de la lutte du peuple Corse : celui du combat culturel . La fin de l'année 2013 fut marquée, chacun s'en souvient, par les persécutions dont furent victimes des acteurs de premier plan du "Riacquistu" des années 70 : Jean-Paul Poletti et André Bitton  dit "Minicale" ,deux des fondateurs du groupes mythique et politique Canta U Populu Corsu, ce qui est tout sauf un hasard . Le premier est soumis à des sanctions administratives arbitraires venant de la C.T.C., le second fut tout simplement licencié par l'association "Tutt'in Piazza" qui l'employait suite à la brutale réduction de la subvention habituellement allouée par la même C.T.C.

Ces deux affaires sont emblématiques d'une politique générale pretextant "la crise" , pour effectuer des réajustements dans l'attribution de l'aide publique à la création culturelle. Car les restrictions budgétaires ne concernent pas tout le monde et nul n'a oublié  la subvention de 200 000 euros accordée en 2013 au photographe iranien Reza pour une exposition itinérante de plusieurs mois sur l'ile.

 

http://corsicapatrianostra.over-blog.com/article-reza-un-tres-cher-ami-de-la-liberte-118629798.html

 

De même fleurissent quasi quotidiennement des initiatives, associations, festivals et évènements divers bénéficiant de l'attention soutenue des services de la collectivité de Corse comme des municipalités, et dont le point commun explicitement affiché constamment martelé est "l'ouverture au Monde" .

Cette réorientation sélective de la politique culturelle ne répond pas aux critères clanistes et clientélistes habituels, mais visiblement à des directives venues "d'en haut" et liées aux injonctions des cercles dirigeants de la gauche mondialiste appliquant dans le domaine ( et  champ de bataille ) culturel  la ligne préconisée par le think tank TERRA NOVA : privilégier le global au local, l'étranger à l'autochtone, le lointain au proche.

Le petit monde culturel corse, malgré tous les gages donnés à l'idéologie dominante, est donc destiné à une marginalisation institutionnelle rapide au profit d'autres acteurs,venus de l'hexagone ou d'ailleurs, plus en phase avec une "world culture" boboïsée et mondialisée, dans laquelle l'élément corse tendra à se réduire à une simple réminiscence d'un passé révolu.

 

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L'actuel rapprochement électoral entre les  autonomodérés du nationalisme et les secteurs les plus "progressistes" de la gauche française ne saurait masquer la guerre souterraine menée par le "marxisme culturel" aux expressions populaires et enracinées de "l'ëtre au monde" corse. Bien que nié par tous, cet antagonisme ( mondialisation contre corsisation ) et les politiques qui en découlent ne seront pas, espérons-le, évacués des débats des prochaines territoriales.

 

A Squadra

 

 

 

 

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