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  Les textes publiés régulièrement concernant par exemple la trifonctionnalité idéale de notre société sont les clefs idéologiques permettant de donner des réponses politiques à des problèmes politiques, si l'on en pousse les principes jusqu'au bout.

 

Depuis longtemps, l'extrême gauche indépendantiste, "nationaliste" ( terme  entre guillemets au vu de la nature même de l'extrême gauche ) ou disons corse, focalise les complexités liées à la souveraineté sous sa propre rhétorique, occultant de cette façon les réalités sociales auxquelles notre antique culture trouvait des compromis raisonnables,si ce n'est des solutions.

Pour ne pas se laisser submerger par la phraséologie d'importation, il convient de rappeler quelques principes constitutifs de notre culture qui, portés à leur paroxysme, sont les fondations de la souveraineté nationale et de l'Etat, notamment dans le rapport entre classes et nation.

 

  La doctrine marxiste, matérialiste et anti-nationale, définit la "lutte des classes" et l'économisme comme horizons indépassables ...au détriment de la Communauté du Peuple . Ses sectateurs tentent de subvertir le mouvement national corse..

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" Pensez-vous que l'héritage de droite de ce corsisme de la Muvra pèse encore sur le mouvement nationaliste ?"

-" Oui, entre autres dans l'idée que si l'on est corsiste-ou nationaliste-ça suffit. C'est une erreur grossière comme le montre la dérive des années trente. Quand on  n'envisage pas les contenus idéologiques, les choix sociaux, dès le départ, c'est déjà une position de droite. Faire ça, ne pas se poser ces questions, c'est être interclassiste, et ça aussi, c'est une position de droite. De fait, ce n'est pas une vision du monde  le corsisme".

Propos de Jean-Marie Arrighi recueillis par Jackie Poggioli en 1996.

 

Le propos relève quasiment de la lutte interne entre le savoir acquis et le savoir inné, entre la doctrine et l'Etre.Les protagonistes savent pertinemment que le problème corse ne se pose pas en termes de classes mais de clans. L'héritage positif -occulté- de la Muvra est d'avoir dès le départ compris que le clanisme est anti-national; que c'est ce mécanisme social qui empêche depuis si longtemps la naissance d'un Etat dans le pays. Si actuellement le Front National peut lorgner les voix nationalistes alors que son potentiel est largement plus important au sein des autres tendances, c'est uniquement parce que cet électorat s'est extrait du carcan claniste. La vision du monde, qui nous est niée par Mr Arrighi, est la même pour  la majorité du peuple corse historique encore imprégné de sa culture. Si la Muvra a eu quelque influence sur la société corse des années trente, c'est le Clan qui a fourni au Maréchal Pétain les pleins pouvoirs et 8000 hommes à sa Légion.

 

                                 Dépassement de la lutte de classe et du clanisme, l'héritage de la MUVRA, plus que jamais actuel...

 

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En second lieu, comme au Viet-Nam en 1947, la question de l'émancipation nationale passe avant celle de la lutte des classes. Si nous prenons les dires ( délires ) de Mr Arrighi à la lettre, refuser de diviser le peuple Corse en factions antagonistes, ne pas couver les ferments de la violence contre son propre sang ( caractéristique historique du Bolchevisme ) selon les mécanismes de la vindetta et du banditisme, c'est être de droite.

 

Historiquement, la Corse n'a pu réussir ses révoltes et révolutions contre ses occupants, en particuliers les byzantins et les génois,qu'au moment où les intérêts de classes se sont rejoints, pour des raisons socio-économiques, -et là l'on peut rejoindre les thèses marxistes- tels que l'excès d'impôts ou l'impossibilité de gravir les marches de l'échelle sociale ( une situation très actuelle ). Si à ces moments précis de l'Histoire, les paysans n'ont pas réussi à s'organiser pour retourner la situation en leur faveur ou du moins, atteindre un point d'équilibre qui a été tenté dans le domaine du spirituel ( Giovannali, Battuti, Cunfraterni ..) , c'est en grande partie du fait du clanisme.

 

Ceci dit le propos est juste sur un point : pas de politique sans idéologie assumée. Et en conséquence, pas de socialisme sans économie.

 

La "vision du monde" éternelle de la Corse et donc l'idéologie dont nous sommes les maillons doit intégrer les problèmes constitutifs d'une société moderne, les digérer afin d'en donner sa propre solution anthropologique et politique. En AUCUN CAS , l'on ne doit nier la réalité des antagonismes de classes; ceux-ci sont naturels et nécessaires. Outre leur fonction régulatrice concernant le droit, l'économique et le social, ils permettent à l'Etat de ne pas tomber aux mains d'une caste et de cette façon, de l'Etranger, comme cela a souvent été le cas au cours de notre histoire.

 

En revanche, il convient de se souvenir que la "lutte des classes" est interne à la troisième fonction indo-européenne, celle de l'économico-social. Dans le monde moderne celle-ci a dévoré les deux autres fonctions ( spirituelle et guerrière ) du fait du développement industriel, d'où l'omniprésence de ses contradictions depuis deux siècles. Or la Corse n'est pas un pays industriel ni même bourgeois.

Un mouvement nationaliste authentique ( Traditionnaliste-Révolutionnaire ) refusera donc la centralité de la lutte de classe. Celle-ci doit être transcendée par des principes supérieurs, "verticaux" liés aux deux autres fonctions. Cette option est intrinsèque à la société historique corse et si les mots ne sont pas gravés dans le marbre, l'action du Sindicatu di i Travagliadori Corsi ( S.T.C. ) découle largement de cette idée du refus de la lutte de classes comme horizon indépassable. Dans le conflit qui oppose le sort de la S.N.CM. à celui d'une Compagnie Corse, c'est la souveraineté nationale en tant que principe supérieur qui est en jeu. L'action du S.T.C., contrairement à celle de la C.G.T. communiste française,  contrarie les combinaisons des multinationales en Corse et sert l'intérêt de tous, y compris les petits patrons. La réalité sociale de la Corse regroupe comme TRAVAILLEURS, les salariés et les chefs de petites entreprises.

 

                                        Un syndicalisme de classe, au service de l'intérêt national ...

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Les antagonismes de classes, comme le clanisme, sont des éléments naturels, objectifs, faisant partie intégrante de la réalité sociologique et anthropologiques de la Corse, et ce depuis l'aube des temps. La tâche du Nationalisme est de les intégrer dans un combat politique découlant de la Tradition, antérieure à la dégénérescence du clanisme et étrangère à la "démonie de l'économie".

La structure Traditionnelle de l'Etat ( qu'il soit une réalité politique concrète ou en gestation au sein des élites et projets  nationalistes ),  articulée autour de l'idéologie des trois fonctions hiérarchisées, est vitale car seule permettant la viabilité de modèles économiques et sociaux ( néocorporatisme, retour à la Terre ) antagonistes à ceux, mortifère pour notre peuple, inhérents au monde moderne.

 

A SQUADRA

 

 

 

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