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    Nul ne l'ignore, les prochains mois constitueront une période charnière et cruciale pour l'évolution de la question Corse. Nouveau projet de PADDUC, évolution instututionnelle incluant la co-officialité de la langue corse soumise à une révision de la Constitution française, les "décideurs" insulaires attendent  fébrilement la réponse de l'Etat et le dénouement de cette séquence politique interminable qui ne parvient plus à retenir l'attention de l'homme de la rue.

Il est évidemment peu problable que les gangs cosmopolites qui controlent la République Française soient sensibles aux aspirations d'un petit peuple Européen, malgré toutes les concessions et les garanties idéologiques présentées par le mouvement national et validées par les autres tendances politiciennes insulaires.

 

  La probabilité d'une fin de non-recevoir venue de Paris pousse certains à envisager une confrontation dont l'élément moteur serait la sollicitation des institutions internationnales, particulièrement celles liées à l'Union Européenne. Une orientation défendue par Mrs Siméoni Edmond et Gilles et de manière générale par les courants réformistes majoritaires au sein du mouvement national, qui ne pourrait aboutir qu'à une seule condition: que les courants souverainistes et anti-mondialistes prennent le pouvoir en France. Le Système tenterait alors d'utiliser la question Corse pour destabiliser une insoumission française comme il le fit, de manière illégitime, pour la Serbie avec le Kosovo.

 

  Un tel scénario n' étant pas à l'ordre du jour, la seule voie susceptible d'assurer une chance de survie pour notre peuple est celle de la Dissidence, de la Sécession avec le régime et de la mise en place "ici et maintenant" de nos propres institutions politiques, en commençant par celle qui symbolise la souveraineté d'un peuple: l'Assemblée Nationale Provisoire ( Cunsulta Naziunale ). Elue par le Peuple Corse ( et non par le corps éléctoral français en Corse ), elle seule aurait la légitimité nécéssaire pour représenter la Nation Corse aux yeux du monde.

 

Un tel processus d'autodétermination, envisagé dés le début de la revendication nationale corse contemporaine, n'a pour l'heure jamais été concrétisé, les quelques tentatives allant dans ce sens ayant piteusement échoué du fait de la volonté des tendances majoritaires du mouvement national d'intégrer les institutions de l'état français et d'agir en leur sein.

 

  Les années à venir ne seront pas celles d'une détente mais au contraire du durcissement d'un régime à bout de souffle. L'implosion de la République Française et l'effondrement  de l'UE ne relèvent  pas plus de l'utopie que la fin de l'URSS au début des années 1980. L'avenir appartiendra aux acteurs politiques les plus antagonistes au système actuel, et qui auront su nouer, au niveau international, les liens les plus solides avec ses opposants.

 

A Squadra

 

 

 

 

 

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