Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 Cette nouvelle tribune libre de Mr Colonna Césari complète la précédente ( métapolitique et lutte nationale )  dans une  dimension géopolitique résultant de considérations anthropologiques.

 

                                             ORDRE ET CHAOS

 

 Il faut parfois revenir très en arrière des discours et des faits pour pouvoir exprimer ce que l'ont veut et ce que l'on est réellement.

Pour les Corses se revendiquant de conceptions nationales, il s'agit d'un constat simple : cette société ne peut aller de l'avant parce qu'elle est chaotique, indisciplinée.

Ce chaos a longtemps été son moyen de survie, mais cela ne suffit plus aujourd'hui. Le Chaos social et sociétal est le mode de gouvernance mis en oeuvre par l'Ennemi, le Pouvoir. La volonté première d'une action politique nationale est donc simplement de RETABLIR L'ORDRE pour le bien de tous car il n'y a pas de liberté sans ordre.

 

http://www.corsemusique.com/portail/images/photo_tempus1.jpg

La culture Corse régulatrice du Chaos

 

Concernant ce désordre endémique, l'on avancera des explications historiques, déterministes du fait du cloisonnement insulaire, mais aussi ethnologiques.

De même, les peuples qui sont les plus proches de nous ne se signalent pas par une approche très "occidentale" du rapport à l'autre, à l'économie, à la démocratie.

Les conséquences que l'on peut en tirer s'opposent à celles énoncées en son temps par la branche insulaire du Parti Socialiste Unifié qui, au début des années 1980, entendait "créer une nouvelle culture corse, marqué par un métissage d'une extrême variété" ( cf "le combat nationalitaire de la fédération corse du PSU" éditions Alain Piazzola 2013 ). Cette orientation est aujourd'hui  développée au sein et à la périphérie de la mouvance nationaliste par les avatars mondialo-gauchistes du PSU, au moyen d'une stratégie d'influence subtile. 

 

Bien au contraire, depuis le philosophe José Gil ( "La Corse entre la liberté et la Mort "), l'on a compris que la culture corse traditionnelle canalise la violence pour la faire muer en force sociale ou "corps primitif".

Changer de culture et de paradigme signifie tout simplement ouvrir les portes de l'Enfer.

 

Comment rétablir l'Ordre sans changer de culture ?

 

- En mettant tout d'abord en exergue ces bribes de spiritualité, d'éthique et de conscience, toutes attachées à la terre, qui remontent à la surface avec la dissolution d'autres valeurs. C'est pourquoi l'Ennemi oeuvre à l'éradication totale du monde paysan, au-delà même des considérations productivistes ou simplement économiques officiellement avancées.

Ces fragments constituaient autrefois un monolithe. Il s'agit de la civilisation cyrno-sarde de l'Age du Bronze, socle de notre vision commune du monde.

 

- En second lieu, agir dans tous les domaines, toutes les dimensions pour ébranler les "valeurs libérales occidentales" qui sont l'obstacle à notre émancipation personnelle, collective, nationale. Ceci parce que le système capitaliste, d'inspiration anglo-saxonne protestante est de nature individualiste. Les sociétés méditerranéennes, qu'elles soient catholiques, musulmanes ou de quelque essence païenne ne peuvent tolérer ce fonctionnement car elles gravitent toutes autour de la Famille et non du citoyen. C'est pourquoi l'Ennemi oeuvre à détruire la Famille et la Religion.

 

                                                                 Le CHAOS, arme de l'Ennemi

http://mainsite.echopublications.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/2014/10/conchita-wurst-eu-parliament-1200.jpg

 

Ces orientations dictées par notre être nous font par là même reconnaitre alliés internationaux naturels. Par les similitudes et la proximité géographique, linguistique et ethnique, la Sardaigne fait partie de ce premier cercle.

 

Pourquoi tourner son regard vers l'étranger, comme si le peuple Corse ne pouvait créer lui-même ?

 

Il semble que 40 ans de nationalisme isolationniste, pour ne pas dire campaniliste ont fait la démonstration de nombre de nos limites et impasses psychologiques.

La réponse, aussi pessimiste puisse elle paraitre, s'appuie sur l'histoire. Pour fédérer pieve, clans et "tribus", nous devrons capter une énergie que nous avons peine à retrouver mais que nous devrons de toute façon réinterpréter afin de faire basculer le rapport de force local en notre faveur, concentrer les forces populaires sur un point précis, à l'instant T.

Cette énergie nationale proviendra de ce nous serons parvenus à sauver, de ces bribes qui nous rattachent individuellement et collectivement à l'Eternité, à la Tradition, aux ancêtres et aux héritiers, et que l'Ennemi ne sera pas parvenu à détruire.

Mais cette puissance, bien réelle, peut s'essouffler rapidement, du moins tant que nous n'aurons pas solidement créé de pouvoir.

 

 Si l'on envisage sérieusement l'Indépendance, il faudra choisir donc un camp géopolitique sur lequel la Nation Corse pourra s'appuyer, dans la logique de ce que nous sommes et de ce qu'est l'Ennemi.

 

Tout discours "nationaliste" occultant ou infirmant cette réalité est conservateur, autonomiste, réformiste, politicien. Autrement dit, une escroquerie.

 

lire aussi :

 

  http://corsicapatrianostra.over-blog.com/article-tribune-libre-metapolitique-et-lutte-nationale-124876046.html

 

Partager cet article