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L'étude qui suit est la synthèse d'une réflexion portée par un groupe de militants "de base" du mouvement national. Elle s'appuie sur les principes Traditionnels qui doivent guider toute entreprise d'émancipation nationale. Le plus important d'entre eux demeurant la soumission de la sphère économique et sociale au politique, celui-ci respectant une ligne idéologique elle même subordonnée au fait spirituel ( au sens large ). Comme exemples contemporains ( quoique imparfaits au vu des conditions générales de notre époque ) de l'application de ces principes, on citera la Russie renaissante de Vladimir Poutine ou la République Islamique d'Iran .

 

 

 

    Voici le résumé succint du projet économique que nous élaborons depuis 2010. Nous nous sommes appuyés sur le texte du "Socialisme Original" proposé par le F.L.N.C. en 1989. avant de le passer au crible de la Tradition corse et européenne. Pourquoi ? Parce que l'économie est au service du peuple, porteur de ses réalités sociologiques; l'ensemble étant placé sous la juste mesure de l’État. Nous reviendrons un jour sur notre conception de l’État, sujet primordial comme axe transversal de la structure socio-économique. L'ébauche du texte qui résulte de cette analyse -ébauche car rien n'est définitif devant l'expérience- diffère quelque peu du texte original du F.L.N.C. mais, en réalité, l'étoffe et le consolide. outre les thèmes évoquées en 1989, les idées ont toutes fait leurs preuves à diverses époques de l'histoire moderne et en différents lieux. Elles ont été sélectionnées en tenant compte de notre relation culturelle avec le capital, le travail, l'ordre et le partage. Nous concevons l'économie en trois phases successives: A, A' et B.

 

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 La première phase, dénommée "A" est l'économie de crise préparatoire, celle de la survie, à organiser dès maintenant. "A'" est la phase économique "organique" transitoire, clef de notre émancipation où toutes les forces du peuple corse seront orientés vers le même objectif.

 

 La phase A' devra être mise en application dès la prise de pouvoir de notre conception du monde.

 

 La phase "B" est celle de l'expansion, gage du réveil de la civilisation Cyrnosarde endormie depuis 3000 ans. Pour des raisons de place et aussi afin de ne pas dévoiler nos batteries, nous donnerons seulement les principaux thèmes de notre réflexion.

 

- Phase A 

 

- La syndicalisation obligatoire et la mise en place du néo-corporatisme.

 

- L'écologie sociale, où l'Homme fait partie intégrante de la nature.

 

- La monnaie transitoire, dont la personne est propriétaire. Expérience en plein développement en Italie, en Amérique du Sud, au Royaume-Uni et ailleurs encore.

 

- La structuration locale de survie communautaire évoquée par San Giorgio à Bastia, en s'inspirant des réalisations cubaines depuis 1990.

 

- Le rapport à la terre. En réponse à la fin des arrêtés Miot, nous proposons que la terre des propriétaires indivisaires devienne leur sécurité sociale (pour les étudiants et les personnes âgées nécessiteuses). Ces deux points soutiennent l'installation dans l'intérieur.

 

- L'habitat, avec une recherche sur de nouvelles techniques architecturales permettant l'accès à la propriété à moindre frais dans un cadre traditionnel et raisonnable. Etc. Tout cela, nous pouvons le mettre en place maintenant et de cette façon, résister de façon organisée aux prédations de la France. L'économie de crise est une économie de résistance civile.

 

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 - Phase A'

 

- L'économie organique: système sans concession, effort collectif absolument tourné vers la réussite d'une seule et même équipe, du même "clan". Dans ce système, par exemple, il va sans dire que les fonctionnaires qui ont eu leurs places par le piston et qui sabotent la fonction publique vont voir leurs postes dirigés vers des fonctions productives. Si nous allons consolider les statuts des salariés du privé, ceux de la fonction publique seront amenés au même niveau. Vous ne trouverez aucun "indépendantiste-électoraliste" et autre Poujadiste pour oser dire une telle nécessité. Nous, nous le ferons.

 

- La monnaie, tenant compte de l'expérience de la phase A, sera fondée sur le travail et non plus sur des valeurs fictives pouvant êtres attaquées par d'éventuels spéculateurs. Ces deux points ont déjà été appliqués avec succès dans l'Histoire.

 

- Toute organisation politique, comme l'éventuelle future armée, doit tirer ses revenus du travail et  non plus des adhésions, du racket ou du financement occulte. De cette façon, on consolide ses rangs comme on consolide son pays.

 

- La guerre nourrit la guerre: la lutte contre la mafia donnera à l’État les moyens de protéger son peuple. Premier devoir régalien que semble avoir oublié "a matrigna".

 

 

 

 - Phase B

 

- Une reconsidération du plan de la D.A.T.A.R., et de fait, du rôle de la Sardaigne, avec son port en eau profonde qui nous permettrait de nous raccorder aux grandes voies maritimes. - Une réflexion géopolitique des puissances économiques environnantes, sur les questions énergétiques mais aussi pour briser les monopoles français.

 

 - Une économie industrielle partagée: Une modélisation informatique nous a permis d'estimer que le développement réel de la Corse avait besoin de deux villes comme le Grand Bastia (en imaginant qu'elle ne soit plus composée quasi uniquement de sociétés de services). Sociologiquement, c'est impossible; même en considérant le plan de la D.A.T.A.R. qui proposait de construire une ville internationale sur le site de la base aérienne de Solenzara. Nous avons pensé qu'il était préférable d'investir massivement dans une ville de Gallura.

 

Le cas du tourisme nous dévoile deux contradictions: Certes, l'indépendance nous rapporta bien plus que la situation actuelle où les taxes collectées ici sont redistribuées dans d'autres départements et régions. C'est déjà un sujet du Corsica-Libertarisme et des Autono-modérés, comme ceux de l'énergie, de VEOLIA etc. Nous n'y reviendrons pas. En effet, la Corse est un pays riche mais pillé. Que la Corse garde cet argent au détriment de la "solidarité nationale" semblerait évident. Seconde contradiction, plus générale: Ces taxes sont tirées principalement des recettes du tourisme de masse. Si nous refusons ce type de tourisme, avec ce qu'il peut avoir de négatif, les revenus baisseront. Notre solution est le néo-corporatisme, qui permet par l'organisation des petites et moyennes entreprises locales que ce pays puisse récupérer la quasi totalité des capitaux générés par le tourisme. Même avec peu de visiteurs, nous en tirerons plus de bénéfices que maintenant; A ce jour, le peuple corse n'a fait que ramasser les miettes de l'immense "manghjaria" des monopoles français.

 

  a suivre... 

 

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