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   Le vernissage de l'exposition itinérante du photographe iranien Reza s'est tenu ce jeudi soir à Corte. Naturellement encensée par les médias locaux, cette initiative culturelle a été financée par la C.T.C. à hauteur de prés de 200 000 euros et sera accueillie du 20 juin au 30 septembre à Bastia, Corte et Bunifaziu. A l'heure où les collectivités locales taillent à la hache dans les budgets sociaux, une telle dépense affectée à la promotion d'un artiste étranger n'avait pas manqué de susciter interrogations et polémiques. Mais les grincheux  furent trés vite ramenés à la raison par l'évocation de la  personnalité de l'artiste dont les bobos ne sauraient être privés pour de vulgaires questions d'argent. 

 

  Reza Deghati, photojournaliste franco-iranien est en effet présenté par Paul Giacobbi dans son discours inaugural comme un "résistant à l'obscurantisme et la dictature". Lui-même se décrit comme un "conteur de l'humanité".  Dés lors, ne devient il pas indécent de chipoter pour 200 000 euros ?

 

Reza , décoré par ses sponsors américains . 

  D'autant plus que Reza n'est pas un artiste neutre mais appartient au camp du bien, celui des U.S.A. Financé, primé et récompensé par des universités et des O.N.G. américaines, Reza travaille pour de grands magazines yankees ( Time Magazine, Newsweek, Géo, National Geographic ) et atlantistes français ( Paris Match ). Son oeuvre est donc essentiellement dirigée contre les ennemis de ses sponsors ( Iran, Irak de Saddam, Russie,etc).

  Décoré de l'ordre national du mérite par Chirac en 2005, il fut un trés proche du chef de guerre  tribal afghan Massoud, le correspondant de la DGSE à Kaboul, dont la légende de "héros de la démocratie" fut entièrement fabriquée par les services et médias français.

 

Reza Deghadi a participé à la fabrication  de la légende du chef tribal Massoud, l'homme de la DGSE à Kaboul .

 

   En 2001, Reza a fondé en Afghanistan,dans la foulée de l'invasion américaine, une ONG, Aina, dont le but n'est pas de chasser l'occupant mais de "batir une société ouverte", aux moyens des médias et de la communication. Bref, une officine de propagande au service de l'impérialisme occidental.

 

Les contribuables corses, les  chomeurs et précaires, invités à se serrer la ceinture, seront donc rassurés quant  à l'utilisation de l'argent public et aux préoccupations humanistes et démocratiques de l'héritier du clan Giacobbi et de ses acolytes.

 

A Squadra

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