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http://www.econostrum.info/photo/art/default/4863662-7258930.jpg?v=1351446520

   Les derniers évènements survenus autour du énième conflit social de la SNCM ont mis en évidence pour l'ensemble des Corses une exigeance longtemps portée par les seuls nationalistes : la nécessité pour notre pays de maitriser sa politique et  ses moyens de transport maritimes par la mise en place d'une compagnie publique corse sur les ruines d'une SNCM apparaissant désormais comme un instrument de domination étranger imposé à notre peuple, et dont les tribulations échappent à tout contrôle de la représentation politique insulaire.

 

Les coups de matraque généreusement distribués par la police française aux représentants des socio-professionnels et l'affront fait au maire de Bastia malgré tous les gages donnés semblent avoir accéléré un processus de mobilisation autour d'un objectif rassemblant de larges pans de notre peuple.

Les représentants du patronat insulaire ont par cette humiliation publique, pu appréhender la place qu'en réalité leur attribue le Système : bien loin de leurs prétention souvent affichées, au milieu du troupeau promis à l'abattoir social par les logiques du grand Capital et de ses relais étatiques.

 

                                      Les "patrons Corses" matraqués par la police française .Loin des illusions, la réalité coloniale ...

http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2014/07/04/evacuation_de_la_prefecture_de_haute-corse_a_bastia.jpg?itok=EySRqymv

 

Cette salutaire prise de conscience de la nécessité d'une lutte collective interclassiste transcendant les vulgaires intérêts boutiquiers est à même de constituer l'ébauche d'une nouvelle dynamique nationale dont les ennemis sont, à travers le dossier des transports maritimes, clairement identifiés : le capital apatride et prédateur incarné tant par la multinationale  Veolia que par les affairistes de la Corsica Ferries, l'état colonial ,ses institutions et ses arrogants représentants, la gauche socialo-communiste française et ses appendices syndicaux, la classe politicienne insulaire "compradore" dont l'inutilité et la nocivité s'étalent au grand jour à cette occasion.

 

 Au-delà de ce dossier brulant, toutes les conditions sont réunies pour un mouvement d'insoumission de masse de type national-populiste, similaire à celui des Bonnets Rouges bretons ou des Forconi siciliens, autour du principe "Vivre et travailler au pays" , articulé à celui de l'indispensable souveraineté politique de la Corse,  tout deux depuis toujours revendiqués par une  mouvance nationaliste de fait seule légitime à en assurer la direction.

 

A SQUADRA 

 

 

 

 

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