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   Cette tribune libre du jeune Antoine Albertini traite de la question centrale de l'Identité, de ses liens avec celles de Tradition et d'Héritage et des manipulations conceptuelles opérées par les idéologues mondialistes. L'identité "plurielle" et "choisie", celle qui justifie la théorie du genre et la Table Rase marxiste.

 

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  Lorsque surgissent les débats sur l’identité, d’un peuple par exemple, les formulations visant à la définir ne manquent pas, et l’une d’entre elles revient particulièrement souvent, celle d’ « identité plurielle ».

Le sens abstrait qu’une telle notion semble revêtir donne à qui le veut le droit d’y voir ce que bon lui semble. Notion très « progressiste », elle est le parfait faux-nez de ce qui justement entrave la notion d’identité. C’est en quelque sorte la double nationalité de l’appartenance, appartenance qui du coup, devient toute relative, et forge des Citoyens du Monde selon les besoins du marché, de la consommation, bref, du Système en général. Par cette notion, il faudrait donc comprendre qu’on ne peut s’approprier une identité mais que chacun, peuple ou individu, en représente plusieurs.

C’est là que la chose se complique.


 En effet, ni totalement fausse, ni véritablement juste, cette formulation de l’identité peut être comprise par ceux-là même qui défendent la leur comme juste. Nous serions donc composés tour à tour d’une identité, puis d’une autre, bref d’autant de facettes qu’en a épousé notre civilisation. Et à notre époque, il faut encore percevoir la pluralité de cette fameuse identité sous la perspective des questions sociétales, telles que les genres sexuels, les structures familiales diverses, l’origine ethnique, et même l’état de santé. Surgissent peu à peu de cette notion un tribalisme d’un genre nouveau, « je suis occidental, gay et végétarien » par exemple, et cela à l’infini, tant les perspectives sont nombreuses et modulables entre elles jusqu’aux paradoxes les plus excentriques.

 

Mais s’agit-il alors de l’identité ?


  Ou plutôt de particularités au cas par cas, qui même agrégées ne peuvent d’elles même constituer le caractère d’exception d’un peuple, d’une communauté, d’une nation, voire d’une famille ou d’un individu. Ce que les tenants d’une telle notion ont tendance à oblitérer, c’est que l’identité est inséparable de la Tradition. Toutes deux se transmettent, l’une sans l’autre et c’est le feu des origines et de l’Histoire qui s’éteint. Elles présentent également un caractère commun qui échappe aux « pluralistes » : ce sont des unités complexes. C’est-à-dire qu’elles sont indivisibles, qu’elles sont constituées d’agrégats multiples qui, par le temps, le vécu, les faits et les individus ont durablement occupé l’espace physique et mental de l’individu et du peuple, pour être inaliénables à ces derniers. L’identité n’est donc pas plurielle, elle constitue un facteur totalisant et unifiant, composé lui-même d’apports adaptés, digérés, admis, organiques.

 

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Cette identité, elle a donné à la civilisation occidentales de grands peuples, de grandes réalisations, et de grands hommes. Socrate fut hoplite avant d’être philosophe, ce qu’il voyait comme un mode de vie au plus près de la sagesse, et non comme un statut social l’autorisant à se considérer comme sa propre démesure. Avant lui et après lui, les hommes se battirent, usèrent de la raison, des arts, de la guerre et de la paix. L’homme traditionnel était loin de l’actuelle spécialisation. L’empereur Marc-Aurèle sera un grand guerrier doublé d’un philosophe estimé, quoique hostile au christianisme. Les héros de l’Illiade partis défendre l’honneur de l’un des leurs, sont tour à tour guerriers, génies, poètes, etc…

 

Tout cela laissera dans notre tempérament la ferme résolution de vivre de ce que donne la vie, d’éduquer les jeunes en leur donnant une formation complète, ou l’esprit, l’art, le calcul et l’activité manuelle se complétaient dans l’unité, sans « fordisme ». Là est la carence de ce qu’on voudrait nommer « identité plurielle », la carence ou la légitimité. Un monde ne comptant plus de particularités, standardisé, s’enrichirait d’individus à l’identité plurielle et donc inaffirmée. Consommateurs dociles, éternels adulescents choisissant la facette de leur personnalité qui les arrange selon les moments, les envies et les injonctions de consommer. Etres sans mémoire traditionnelle et politique, malléables à l’envie dans un système qui pour mieux les affaiblir entretient chez ses sujets la vision irénique d’un monde sans ennemis. Bref, la fin de l’histoire...

 

Antò

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