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  Comme chacun peut le constater, l'actualité quotidienne tend de plus en plus à traduire des "lignes de forces globales", au fur et à mesure que se développe en Corse  la crise économico-sociale qui affecte l'ensemble du monde occidental.

Ainsi ce samedi était organisé à San Fiurenzu un rassemblement de soutien à deux employés de la Société Générale, recrutés dans l'hexagone par la banque, mutés en Corse et possiblement victimes "d'actes d'intimidation".

Soutenus par le Syndicat des Travailleurs Corses, les employés des agences insulaires avaient à l'époque enclenché un mouvement de grève défendant la corsisation des emplois et le recrutement local, en vertu d'accords d'entreprise non respectés par la direction de la banque. Le STC dénonça une politique de recrutement opaque et discriminatoire envers les employés locaux. Il condamnera les actes de malveillance commis contre le couple, rappelant que son action visait une politique et non des individus.

 



 

Cette affaire a mis en lumière une démarche s'inscrivant dans une logique globale, une tendance lourde qui structurera la vie politico-sociale des années à venir : celle de la mise en place d'un FRONT COLONIAL ( incluant dans le cas présent, outre la direction de la Société Générale, le Parti Communiste Français, la CGT , l'officine mondialiste LDH et l'association France-Corse, qui tous appelaient au rassemblement )  oeuvrant à l'accélération de la politique de colonisation de peuplement et s'opposant frontalement au mouvement nationaliste. Ce Front Colonial bénéficiant évidemment du soutien ouvert ou occulte des autorités et de l'appareil propagandiste français.

 

Au même moment se déroulait à Aiacciu une conférence de presse du collectif "Mai Piu", impulsé par des Corses de condition modeste entendant dénoncer une dégradation sécuritaire dont ils sont les principales victimes au quotidien.

 

                La mise en place d'un FRONT COLONIAL anti-nationaliste, tendance lourde des années à venir ...


 

Au centre de ces deux initiatives, les questions, étroitement liées, de la "communauté de destin" et de la colonisation de peuplement. La première de ces notions fut adoptée, chacun s'en souvient, par le mouvement nationaliste à la fin des années 80. Il s'agissait à l'époque d'intégrer des populations importées par l'occupant et dont on espérait qu'elle se retournerait contre lui au nom d'une hypothétique "conscience anti-coloniale". Il n'en a évidemment rien été, les idiots utiles ne furent pas ceux que l'on crut et la "communauté de destin" constitue aujourd'hui l'un des principaux réservoirs électoral des clans et partis pro-français. La seule communauté de destin envisageable ne saurait être liée au lieu de résidence mais à une "communauté d'esprit" et de valeurs, forcément restreinte de par sa dimension qualitative, dans laquelle se retrouveraient des Corses d'adoption, matérialisée par une participation active à la lutte de libération nationale.

 

Ce phénomène d'injection de population allogène destiné à contrer tout redressement national est pourtant une constante de tous les pouvoirs coloniaux et capitalistes. L'étude de la vie politique du Québec est à ce point de vue éclairante : l'électorat issu de l'immigration ( même haÏtienne francophone ) vote TOUJOURS pour le pouvoir central et contribue de manière décisive aux échecs répétés des référendums d'autodétermination organisés dans cette province.

 

Les courants indépendantistes ont pris la mesure  de la situation, ce que traduit la résolution adoptée lors de la dernière assemblée générale du parti Corsica Libera. Le politiquement correct n'y est pas encore totalement évacué mais l'heure semble être au réalisme et la prise en compte des aspirations du peuple dans son ensemble, dans le cadre d'un redéploiement stratégique préélectoral, mais aussi et plus profondément, guidés par la conscience d'être arrivé à un tournant, celui d'une possible submersion démographique du peuple corse historique.

 

Il s'agit en outre pour les indépendantistes, de conjurer le danger d'être politiquement asphyxié par une double dynamique, celle de l'éclosion d'un bloc autonomodéré-gauche progressiste accepté par le pouvoir d'une part, et la montée d'un Front National capitalisant les opposants aux logiques mondialistes d'autre part. Ce processus aboutissant à une véritable francisation-normalisation d'une vie politique insulaire, dès lors entièrement "sous contrôle".

 

 

          La nécessité d'un FRONT CORSE unissant la Communauté du Peuple, contre la submersion démographique...

 

L'heure est donc,  face aux manoeuvres du Front Colonial, au développement  empirique d'un véritable FRONT CORSE,  multidimensionnel, à direction indépendantiste, déployé dans tous les secteurs de la vie politique et économico-sociale, exclusivement voué à la défense de notre communauté historique et rassemblant progressivement tous ses membres. 

 

A Squadra 

 

 

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