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Les processus d'émancipation nationale écossais et catalans, qui entendaient se dérouler dans les cadres légaux des puissances occupantes et qui avaient suscité tant d'enthousiasme en Corse ces derniers mois semblent marquer le pas.

En Ecosse, le référendum relatif à l'indépendance se solde par un échec ( 55 % des suffrages pour le NO ). Outre les pressions exercées par les milieux financiers et patronaux liés à la City londonnienne, les organisateurs de la consultation ont payé leur acceptation du principe du "droit du sol" pour la constitution des listes électorales ( incluant les non-écossais résidant sur le territoire et  les écossais de papier, excluant les écossais de souche demeurant à l'extèrieur du territoire ).

En Catalogne, le président de la Generalitat, Artur Mas, a annoncé l'annulation du référendum initialement prévu le 9 novembre prochain suite au refus catégorique des autorités madrilènes de reconnaitre la légitimité de la démarche. A la place sera donc organisée une consultation sans portée juridique appelée "processus participatif". Cette reculade qui s'apparente à une capitulation est justifiée par Mr Mas par "l'impossibilité technique d'organiser un référendum sans le concours des forces de police et de l'administration".

 

 

Dans les deux cas, les processus étaient portés par des forces se réclamant du réformisme, du libéralisme et des principes idéologiques de l'Union Européenne. Le Système a clairement défini les limites de ce qui pour lui est acceptable : une autonomie de gestion des régions d'Europe ne remettant pas en cause "la gouvernance globale" et l'appartenance au camp occidentalo-capitaliste . L'Idée d'Indépendance, malgré toutes les garanties apportées par Mrs Salmond, Mas et les forces politiques qu'ils représentent est donc perçue comme se situant au-delà de la ligne rouge, pouvant échapper au contrôle systèmique.

 

Une leçon pour la Corse, où  les résolutions de l'Assemblée de Corse autour des revendications portées par le mouvement national ( statut de résident, cooficialité etc..) se heurtent à une opposition résolue, d'ordre idéologique même si habillée de prextextes juridiques. S'il est bien à l'origine de tous les débats et propositions qui font aujourd'hui quasi-consensus en Corse, le courant indépendantiste est pour l'heure marginalisé au profit d'une tendance autono-modérée hégémonique que le pouvoir parisien entend intéger et digérer moyennant quelques concessions marginales.

 

L'heure est donc au (re)passage du relais, à  l'inversion du rapport de forces à l'intérieur même du mouvement national, en vue de l'inévitable confrontation avec l'état français, tant sur le plan purement politicien que dans " l'imaginaire collectif". Le rassemblement autour d'une large popularisation de l'idée d'Indépendance est donc de mise car seul susceptible d'éviter l'enlisement du processus émancipateur et partant, de la mort programmée de notre peuple par la submersion démographique.

 

 

    Depuis trois mois, le parti indépendantiste Corsica Libera  diffuse à cet effet  ses "quaderni di l'indipendenza" , qui développent un argumentaire clair et accessible à tous visant à déconstruire la propagande coloniale ( ch'avemu da manghjà ?) et démontrer la viabilité d'une Corse souveraine du point de vue socio-économique, sans  jamais toutefois franchir les limites du politiquement correct.

 

Le courant indépendantiste corse est nul ne l'ignore, traversé par des courants idéologiques contradictoires et certaines de ses expressions politiques officielles sont gangrénées par des conceptions maçonnisantes et gauchisantes directement inspirées par l'Ennemi ( droit d'lhommisme, immigrationnisme, libéralisme social et sociétal ). Mais l'Histoire, les réalités et la Nécessité se chargeront de balayer ces scories d'un temps révolu. Priorité doit être donnée à l'unité Nationale dans l'action autour de ce qui rassemble.

 

Dans la rue et sur la toile, dans les villages et les quartiers, dans les syndicats, les mouvements et les assemblées, doit s'imposer le thème de l'Indépendance comme seule alternative possible à la dictature libérale qui vient et dont les états actuels comme  l'Union Européenne sont les principaux instruments.

 

  Unité des Nationalistes pour l'Indépendance, en dehors du Système, contre le Système !

 

A Squadra

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