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L'épidémie d'incendies de véhicules constaté ces dernières semaines sur la zone Bastia-Furiani, et à un degré moindre sur l'ensemble de l'île, a fait ressurgir une réalité qui peu à peu envahit le quotidien des Corses les plus modestes : celle d'une banlieurisation-francisation du climat sécuritaire. L'inquiétude suscitée par cette situation ne fut guère relayée par les milieux politiciens lors des différentes campagnes électorales pour les élections municipales de mars dernier.

A Bastia, l'arrivée d'une équipe partiellement composée de nationalistes modérés n'a pas eu à ce jour le moindre effet sur le front de la délinquance. Ce qui était prévisible au vu du discours imbibé de politiquement correct véhiculé par Inseme Per Bastia, articulé autour de deux axes : la consultation des citoyens et une politique culturelle et linguistique favorisant le "vivre ensemble " et "l'intégration". L'apprentissage de la langue corse est donc sensé dissuader les délinquants d'agresser les vieilles dames et d'incendier les véhicules de leurs concitoyens. L'on peut d'ailleurs escompter sans risque de se tromper qu'aucune consultation des bastiais sur ce sujet ne sera mise à l'ordre du jour.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/corse/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2015/01/29/voitures_brulees_bastia_02_1.jpg?itok=3a8IJllo

 

 

La réorientation de l'action  de la police municipale, du harcélement des automobilistes en centre-ville vers des missions de lutte contre la délinquance, ne semble pas non plus prévue au programme. En réalité, les élections municipales n'ont pas été l'occasion de définir une véritable doctrine nationaliste de la sécurité quotidienne pouvant être mise en oeuvre parallèlement et alternativement à la politique de l'état français. Il n'est pas impossible que les perspectives d'alliances électorales plus ou moins douteuses envisagées par les uns et par les autres n'aient influé sur leur positionnement conformiste en la matière. La seule réflexion pertinente sur ce thème émana du Riacquistu di Purti Vechju et fut exprimée par Mr Sauli :

 

  " A l’échelle communale, et dans le cadre du système établi, il ne faut point craindre d’insérer la police municipale – corse - dans la lutte contre la délinquance. Parce qu’elle est avant tout une police de proximité. Elle implique fortement les gens d’ici. Ensuite, parce qu’elle n’a pas qu’un rôle seulement administratif et peut très bien s’engager dans la prévention et la protection de l’espace public. Recentrer, sous l’autorité du premier magistrat, ce corps spécifique pour lui donner moyens et autorité pour réguler et assurer la tranquillité publique sur l’espace citoyen ne relève pas forcément d’une gageure mais d’une audacieuse prospection qu’il nous faut pousser dans la réflexion. D’autres pistes – sans exclusive aucune – restent à explorer .La souveraineté suppose qu’en matière de quiétude collective et individuelle, le peuple soit assuré de tous ces droits qui sont le fondement d’une démocratie. L’absence de cette souveraineté – historiquement confisquée – ne détournera certainement pas le peuple de sa sagesse coutumière qui l’incitera certainement à prévenir tous ces aigrefins avec ce proverbe indien : « Après avoir appris à voler il te faut encore apprendre à être pendu… » .

 

Les problématiques de sécurité et de délinquance, leurs causes et conséquences, leur dimension politique liée à celle de la souveraineté populaire et nationale, constituent l'un des principaux terrains de lutte et de redéploiement des forces nationalistes, avant même les problèmes institutionnels et bien qu'elles n'en soient pas réellement disjointes. C'est l'évocation et le traitement de ces questions, entre Corses, sans tabou et hors de l'emprise de la pensée coloniale dominante, qui assureront aux tenants de la Nation le soutien des classes populaire et des couches les plus précarisées de nôtre peuple.

 

A Squadra

 

 

 

 

 

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